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Syrie : le régime Assad gagne du terrain à Alep, mais perd à nouveau Palmyre

Alors que l'armée syrienne, appuyée par Moscou, continue de progresser dans Alep-Est, le régime Assad a vu la cité antique de Palmyre tomber à nouveau aux mains des rebelles du groupe armé État islamique, à la faveur d'un assaut surprise.

L’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH) indique que l’offensive de Daech a été lancée jeudi soir et que les djihadistes occupent dorénavant la partie nord de la ville et les montagnes aux alentours.

Les djihadistes ont également repris le contrôle des silos à grains et des puits de pétrole situés autour de la ville, toujours selon l’OSDH.

La cité antique de Palmyre est inscrite au Patrimoine mondial de l’UNESCO. Le site a été occupé pendant 10 mois par les troupes de l'EI avant d’être repris en mars dernier par les forces progouvernementales. Durant leur siège, les rebelles ont saccagé une bonne partie de la ville.

L’armée syrienne a annoncé, samedi matin, qu’elle enverrait des renforts vers la cité.

L’armée syrienne avance à Alep

L’attaque contre Palmyre est survenue alors que les troupes de Bachar Al-Assad poursuivent leur offensive pour reprendre des quartiers des mains des rebelles à Alep.

Selon Moscou, qui soutient l’armée syrienne, le régime aurait repris plus de 90 % du territoire.

L’aviation russe et les militaires syriens ont multiplié les frappes contre des secteurs occupés par les insurgés dans la portion est de la ville, ce qui a forcé le déplacement de plus de 20 000 personnes, toujours selon Moscou.

« Les habitants quittent [les quartiers insurgés] en flot continu grâce aux couloirs humanitaires pour se rendre dans la partie de la ville contrôlée par le gouvernement », a d’ailleurs indiqué le porte-parole du ministère russe de la Défense, Igor Konachenkov.

Le ministère prétend que 1200 combattants djihadistes auraient rendu les armes, une information qui n’a toutefois pu être confirmée par l’OSDH.

La communauté internationale inquiète

Alors que la Russie continue de défendre sa stratégie en Syrie, les pays de la coalition menée par les États-Unis ont réitéré leurs préoccupations par rapport à la situation des civils dans le pays, en qualifiant la dureté des interventions russes et syriennes de « crime contre l'humanité ».

S'exprimant à Paris durant une réunion à laquelle participaient des ministres des Affaires étrangères de pays opposés au régime Assad, le secrétaire d'État américain, John Kerry, a imploré la Russie de faire preuve de « bonté ».

Parfois en diplomatie, c'est important de montrer un peu de compassion.

Le secrétaire d'État américain, John Kerry

Invité à commenter les négociations présentement en cours à Genève pour tenter de trouver une solution à la crise syrienne, le chef de la diplomatie américaine a affiché peu d'espoir quant à l'issue des discussions.

« Je crois qu'il pourrait y avoir un moyen de progresser, mais cela dépendra de choix importants, magnanimes, de la part de la Russie et de l'insistance russe auprès du régime Assad », a déclaré John Kerry.

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