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Tahar Ben Jelloun explique le terrorisme aux enfants... et aux adultes

Au lendemain des attentats de Paris, l'écrivain Tahar Ben Jelloun songeait aux enfants. Aux frères et aux soeurs des victimes et aux jeunes témoins indirects des récentes tragédies terroristes.

Les événements de Paris lui ont inspiré Le terrorisme expliqué à nos enfants, un dialogue virtuel avec sa fille publié au Seuil, « pour expliquer l'horreur », dit l'auteur en entrevue à l'émission 24/60.

L'écrivain, membre du conseil d'administration de la Fondation pour l'islam de France, décrit son ouvrage comme un « travail de pédagogie, de vérité et de logique ». « J'essaie d'expliquer les faits », dit-il.

En remontant jusqu'à la Révolution française, en passant par les mouvements anarchistes comme les Brigades rouges en Italie et la bande à Baader en Allemagne, Tahar Ben Jelloun constate que le terrorisme, dans sa forme actuelle, n'a pas d'antécédent dans l'histoire de l'humanité.

C'est un mouvement qui frappe partout, un mouvement qui nous préoccupe tous, dit l'auteur. « Ce terrorisme en veut au mode de vie, à la liberté, à la démocratie, il veut liquider cette liberté d'expression. »

Tahar Ben Jelloun estime que loin d'être « fous », ces djihadistes ont leur propre logique.

« La grande victoire du terrorisme, c'est d'avoir, parmi ces activistes, des gens qui ont renoncé à vivre pour des raisons très complexes, avec des facteurs très différents. Il y a le facteur identitaire, psychologique, culturel, le facteur du malaise. Et puis l'illusion et l'effet de la propagande, qui est extrêmement bien faite et quotidiennement déversée sur les réseaux d'Internet et finit par capter l'imagination et le coeur des jeunes innocents qui n'étaient pas du tout nés pour faire le djihad, ni en Syrie ni ailleurs. »

L'auteur souligne d'ailleurs l'importance, pour la France, de se préoccuper de ses jeunes immigrés « un peu laissés sur le bord de la route ».

Il impute la vague terroriste à la décision du gouvernement de George W. Bush de décréter la guerre à l'Irak, ajoutant qu'un grand nombre des effectifs de Saddam Hussein ont opté pour le groupe armé État islamique (Daech).

Attentats terroristes à Paris

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