Retour

Tension dans le ciel syrien entre Russes et Américains

La Russie a suspendu ses communications militaires avec les forces de la coalition internationale contre l'EI après la destruction d'un chasseur gouvernemental syrien, dimanche, par l'aviation américaine.

Le ministère de la Défense russe, qui accuse les États-Unis d’avoir abattu un chasseur syrien sans l’avoir prévenu, a annoncé que, désormais, tout avion de la coalition repéré à l'ouest de l'Euphrate sera considéré comme une cible potentielle.

Selon Damas, le chasseur syrien abattu par l’aviation américaine participait à des frappes contre des positions du groupe armé État islamique (EI) lorsqu’il a été détruit en vol. Or, selon les États-Unis, l’appareil syrien était plutôt en train de bombarder les Forces démocratiques syriennes soutenues par les États-Unis.

L'incident est survenu à une quarantaine de kilomètres au sud-ouest de la ville de Raqqa, principal fief de l'EI en Syrie que les Forces démocratiques syriennes tentent de capturer depuis des mois avec le soutien de Washington.

Selon l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), basé à Londres, les Forces gouvernementales syriennes et celles des FDS auraient commencé à s’affronter en périphérie de Raqqa.

Guerre par puissances étrangères interposées

Depuis le début de la guerre en Syrie, la Russie protège le régime du président Bachar Al-Assad, alors que les États-Unis soutiennent et arment les Forces démocratiques libres, une alliance arabo-kurde et des rebelles syriens qui combattent le régime Al-Assad.

La Russie refuse de participer à la coalition internationale dirigée par Washington, dont les avions ciblent principalement le groupe djihadiste État islamique en Syrie depuis 2014.

La Russie dispose en Syrie de systèmes de défense antiaérienne S-300 et S-400, ainsi que de dizaines de chasseurs et de bombardiers opérant en soutien au régime Al-Assad.

Cette escalade dans le conflit syrien par puissances interposées éloigne davantage le pays d’une paix négociée tout en permettant à d’autres acteurs régionaux d’intervenir sur le terrain.

C’est notamment le cas de l'Iran, autre allié du régime Assad, qui a tiré pour la première fois dimanche des missiles contre des cibles du groupe djihadiste État islamique en Syrie.

Il faut dire que le ciel syrien est passablement encombré par les avions du régime, par ceux de la Russie, par ceux de la coalition internationale et parfois par ceux de la Turquie aussi.

Cet accrochage entre Moscou et Washington survient au moment où les troupes syriennes se trouvent dangereusement proches de zones contrôlées par des forces soutenues par les États-Unis, aussi bien dans le nord que dans le sud-est de la Syrie.

Le conflit en Syrie a fait jusqu’ici plus de 320 000 morts.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine