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Tillerson reçu à Moscou dans un climat glacial

Vladimir Poutine a reçu mercredi au Kremlin le secrétaire d'État américain, Rex Tillerson, dans un climat tendu, voire hostile entre les deux superpuissances.

Avant cet entretien, qui a été annoncé par l'ambassade des États-Unis, la présidence russe a diffusé la retranscription d'une interview télévisée dans laquelle Vladimir Poutine donne le ton de la conversation avant qu'elle n'ait lieu.

Interrogé sur les relations avec les États-Unis depuis que Donald Trump est arrivé à la Maison-Blanche le 20 janvier, le président russe répond : « On peut dire que le niveau de confiance au niveau opérationnel, en particulier sur le plan militaire, ne s'est pas amélioré, mais plutôt détérioré. »

Le Kremlin a diffusé le script de cette interview au moment même où le ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, entamait un entretien avec Rex Tillerson, visant notamment, selon Moscou, à éviter de nouveaux bombardements « illégaux » des États-Unis en Syrie.

Vladimir Poutine, dans son interview, maintient sa version selon laquelle l'armée syrienne n'a pas mené d'attaque au gaz sarin le 4 avril dans la province d'Idlib et assure que le régime de Bachar Al-Assad a respecté sa promesse de se débarrasser de son arsenal chimique.

Il avance deux explications à la mort de 87 personnes par contamination chimique à Khan Cheikhoune : soit le bombardement de l'aviation syrienne a touché un entrepôt des rebelles – explication jugée irréaliste par de nombreux experts –, soit l'attaque a été purement et simplement inventée.

Avant de s'entretenir avec Rex Tillerson, Sergueï Lavrov a dit pour sa part que Moscou souhaitait avoir un « dialogue constructif » avec les États-Unis et des « discussions franches et honnêtes » sur la formation d'une grande coalition antiterroriste.

Le chef de la diplomatie russe a insisté sur le fait que les tirs de missiles américains contre une base syrienne la semaine dernière étaient « illégaux » et qu'une telle frappe ne devait pas se reproduire. « Nous voulons connaître les véritables intentions de la Maison-Blanche », a-t-il dit.

Rex Tillerson s'est dit quant à lui ouvert à une discussion franche avec son interlocuteur pour « clarifier » les zones d'intérêt commun entre les deux pays et « comprendre et réduire les profondes divergences » qui existent.

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