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Trois députés souverainistes québécois témoignent de l'ambiance en Catalogne

« Au moment où l'on se parle, un point tournant a été franchi », a lancé Stéphane Bergeron en entrevue vendredi avec Patrice Roy. Le député péquiste est à Barcelone à l'occasion du référendum sur l'indépendance de la Catalogne. Selon lui, peu importe le résultat, rien ne sera plus pareil entre Madrid et la Catalogne.

Ils sont trois élus de l’opposition québécoise à avoir fait le voyage. Martine Ouellet du Bloc Québécois, Manon Massé de Québec solidaire et Stéphane Bergeron du Parti Québécois, ne voulaient pas manquer cet évènement.

« On sent un peu d’inquiétudes, mais beaucoup d’espoir et d’enthousiasme », raconte Stéphane Bergeron qui est arrivé dans la métropole espagnole il y a deux jours.

Selon lui, les Catalans sont prêts à aller jusqu’au bout, et l’attitude autoritaire de Madrid pourrait avoir jeté de l’huile sur le feu.

D’après des témoignages recueillis sur place, de nombreux Catalans auraient changé de camp en voyant les manœuvres « antidémocratiques » du gouvernement.

« Des gens qui étaient plutôt pour le non deviennent pour le oui », a précisé Martine Ouellet en entrevue avec La Presse canadienne.

Pour l’instant, aucun des députés ne peut prédire l’issue du référendum de dimanche ou encore quelle légitimité il aura. Pour Stéphane Bergeron il est toutefois certain que si le vote a lieu, l’Espagne se trouvera dans une impasse juridique.

« Madrid a mis en place les conditions pour qu’elle ne puisse même pas reconnaître un résultat défavorable à l’indépendance », s’étonne le député péquiste qui juge irraisonnables et incompréhensibles les actions du gouvernement espagnol.

Pas de libéraux

Malgré les liens particuliers qui unissent le Québec et la Catalogne, le gouvernement Couillard a choisi de ne pas envoyer d’élus à l'occasion de la tenue du référendum de dimanche.

Une décision critiquée par les députés souverainistes.

Les élus croient aussi que le premier ministre aurait dû condamner avec plus de vigueur l’attitude de Madrid, comme il a notamment dénoncé l’imposition de droits compensatoires contre Bombardier.

Durant leur visite en Espagne, les trois députés rencontreront des députés indépendantistes catalans et participeront à des rassemblements. « La Grande soirée québécoise » a d’ailleurs été organisée par le réseau Québec-Monde pour l’occasion.

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