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Trudeau dit que le Canada enverra plus de soldats pour la formation en Irak

MANILLE - À bord de l'avion qui l'amenait au sommet de la Coopération économique Asie-Pacifique (APEC) à Manille, mardi, le premier ministre Justin Trudeau a indiqué que le Canada déploiera plus que les 69 soldats maintenant chargés de la formation des troupes locales qui luttent contre le groupe armé État islamique en Irak, sujet qu'il abordera en tête-à-tête avec le président américain Barack Obama en marge de la rencontre.

Un texte de Madeleine Blais-Morin

Le premier ministre canadien n'en démord pas : les CF-18 canadiens seront retirés de la campagne de bombardements en Irak et en Syrie. Mais Justin Trudeau dit que le Canada va « faire plus que sa part ». Et des indices s'ajoutent sur l'aspect que prendra la contribution canadienne.

La veille, Justin Trudeau a vanté l'expertise canadienne dans la formation des troupes locales. Un savoir-faire qui s'est particulièrement développé lors de la mission en Afghanistan, a-t-il dit.

Le premier ministre Trudeau, qui défend sa promesse électorale de mettre fin à la mission de frappes aériennes du Canada en Irak et en Syrie, tente depuis quelques jours de rassurer ses partenaires internationaux. Le défi est pour lui d'autant plus délicat que certains pays, les États-Unis en tête, appellent à une intensification des efforts contre l'État islamique.

Pour regarder le graphique sur les missions canadiennes dans le monde sur votre appareil mobile, cliquez ici.

Tête-à-tête avec Barack Obama

La lutte contre le groupe armé État islamique sera d'ailleurs abordée à la rencontre bilatérale entre le président américain et le premier ministre canadien, en marge du Sommet de l'APEC à Manille.

« C'est certain que c'est une opportunité pour lui et moi de parler directement de ces enjeux-là sans intermédiaire et sans d'autres qui nous entourent », a mentionné Justin Trudeau. Il ajoute toutefois que d'autres discussions sont en cours, notamment entre le ministre de la Défense canadien et ses vis-à-vis américains.

D'autres enjeux devraient aussi être soulevés dans ce tête-à-tête. Entre autres, celui des changements climatiques. Justin Trudeau compte aussi profiter de l'occasion pour parler d'un plan nord-américain sur l'énergie et l'environnement.

Il mentionne d'ailleurs avoir abordé la question avec son homologue mexicain en marge du G20 qui vient de se conclure, à Antalya, en Turquie. À plus d'une reprise, devant les journalistes, le premier ministre a eu de la difficulté à prononcer le nom de famille d'Enrique Pena Nieto. « Je l'appelle Enrique maintenant », a-t-il fait remarqué en souriant.

Un premier sommet international

Justin Trudeau dit que l'expérience de ce premier sommet international a été positive pour lui. Il est heureux d'avoir pu établir de bonnes relations avec ses homologues.

Il rapporte leur avoir demandé des conseils et s'est dit intéressé d'entendre leurs façons d'aborder les grands enjeux qui les préoccupent, « parce que je sais que tous ces problèmes ont différentes facettes et perspectives et comprendre un peu mieux l'approche de mes homologues va me permettre de mieux répondre aux préoccupations des Canadiens », a-t-il dit.

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