Donald Trump a pris des enfants dans ses bras, serré des mains, et a participé à une distribution de repas samedi lors de sa deuxième visite au Texas pour constater les dégâts causés par la tempête Harvey et rencontrer les sinistrés.

Accompagné de sa femme Melania, le président Trump a passé trois quarts d’heure dans un centre de conférence de la ville où sont accueillis des milliers de personnes qui ont fui leurs maisons inondées.

Lors d’un bref échange avec les journalistes, le président a rappelé que son administration avait demandé au Congrès de débloquer près de huit milliards de dollars en urgence après le passage de la tempête Harvey, qui a fait au moins 42 morts, plus d'un million de déplacés, et causé des dégâts estimés entre 30 et 100 milliards de dollars.

Le président a dit avoir vu beaucoup d'eau depuis l'avion, mais qu'elle se retirait rapidement.

Dans un tweet publié sur le compte personnel de M. Trump, on peut lire que l'Amérique « est avec le Texas aujourd'hui, demain, et chaque jour qui suivra pour réparer et rebâtir ».

Le président et sa femme se sont également rendus à Lake Charles, en Louisiane, pour évaluer les dommages.

M. et Mme Trump avaient été critiqués après leur première visite au Texas, mardi, puisqu'ils ne s'étaient pas rendus dans les zones sinistrées, pour ne pas nuire, selon eux, au travail des secouristes.

Se confiant à Christian Noël, notre envoyé spécial à Houston, certains sinistrés ont décidé de retourner chez eux, malgré les dangers. D’autres qui s’y sont aventurés ont été mal pris et ont été ramenés en lieux sûrs par quelques bons samaritains. Cela ne décourage pas les sinistrés, dont des personnes âgées, qui tentent toujours de revenir chez eux pour récupérer des médicaments laissés derrière eux.

Beaumont, une ville d'environ 120 000 habitants, n’a toujours pas d’eau potable. Les autorités peinent à réparer le système de traitement des eaux, qui a cessé de fonctionner après le débordement de la rivière Neches et l’inondation de ses installations.

Chiffrer les pertes et débloquer les fonds

L’administration Trump a demandé au Congrès de débloquer une première aide de 7,85 milliards de dollars américains pour financer la reconstruction des zones sinistrées.

« Les futures requêtes concerneront les besoins de reconstruction à plus long terme », a mentionné le directeur du budget de la Maison-Blanche, Mike Mulvaney, dans une lettre adressée au président républicain de la Chambre des représentants, Paul Ryan.

Cette somme est supérieure d'environ 2 milliards de dollars à celle précédemment évoquée par un responsable américain.

Dans sa lettre, M. Mulvaney ajoute que l'administration compte demander 6,7 milliards de dollars d'aide supplémentaire et appelle le Congrès à relever le plafond de la dette.

Tom Bossert, conseiller de la Maison-Blanche pour la sécurité intérieure, avait d’abord affirmé, jeudi, que les demandes d'aide interviendraient par étapes au fur et à mesure que les besoins seraient mieux connus et évalués.

Le gouverneur du Texas, Greg Abbott, a quant à lui déclaré que son État pourrait avoir besoin de plus de 125 milliards de dollars.

Le maire de Houston, Sylvester Turner, réclame de son côté davantage de fonds et d’aide pour ramasser les dégâts laissés par la tempête.

« Nous avons besoin de 75 à 100 millions de dollars immédiatement seulement pour retirer les débris. Nous avons besoin d’une délégation de l’Agence fédérale de gestion des urgences [FEMA] sur place pour aider les gens, pas seulement ceux qui sont dans les refuges, mais aussi ceux qui sont encore pris dans leurs maisons », a dit M. Turner.

Au Texas, des milliers de secouristes, de gardes nationaux et de civils travaillent toujours d’arrache-pied pour évacuer des sinistrés de Harvey, coincés dans des villes isolées par les eaux depuis une semaine.

Pour compliquer les choses, la fermeture de nombreuses raffineries et de routes ainsi que l'interruption, jeudi, de l'acheminement de carburant dans les principaux réseaux d'oléoducs du Texas provoquent des pénuries d'essence dans cet État.

Un autre ouragan dans l'est de l'Atlantique

Une autre puissante dépression poursuit sa route dans l’océan Atlantique. Baptisé Irma, l’ouragan de catégorie 3 pourrait s’avérer « extrêmement dangereux », selon le Centre national des ouragans.

Pour l’instant, Irma évolue au centre de l’Atlantique, à la hauteur des Caraïbes. La tempête, qui gagne toujours en puissance, se déplace en direction ouest-nord-ouest.

Les autorités haïtiennes ont mis leurs habitants en garde contre le passage possible de l’ouragan sur leur île.

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