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Trump accueilli avec circonspection à l'international

Voici un échantillon des réactions internationales suscitées par l'investiture de Donald Trump, qui est devenu vendredi le 45e président des États-Unis.

SIGMAR GABRIEL, vice-chancelier allemand : « Ce que nous avons entendu aujourd'hui avait une tonalité très nationaliste. Je pense que nous devons nous préparer à une rude chevauchée », a-t-il dit au micro de la ZDF.

Notant que l'élection de Trump était le produit d'une « mauvaise radicalisation », il a estimé que l'Europe et l'Allemagne devaient rester unies « pour défendre [leurs] intérêts » et éviter qu'une ferveur nationaliste du même genre s'empare du Vieux Continent.

Le dirigeant social-démocrate, également ministre de l'Économie, a ajouté que l'Allemagne, dont les États-Unis sont le premier partenaire commercial, devrait se tourner vers l'Asie. « Si les États-Unis devaient déclarer une guerre commerciale à la Chine et à toute l'Asie, alors nous, Européens et Allemands, nous serons des partenaires justes. L'Europe et l'Allemagne ont besoin d'une stratégie dirigée vers l'Asie et la Chine et nous aurons de nouvelles occasions », a-t-il dit. « Nous ne devons ni être soumis ni avoir peur. »

Le président mexicain, ENRIQUE PENA NIETO, a félicité Donald Trump et plaidé pour le renforcement des liens bilatéraux ainsi que pour une « responsabilité partagée », tout en promettant que « la souveraineté, les intérêts nationaux et la protection des Mexicains guideront nos relations avec le nouveau gouvernement des États-Unis » alors que l'équipe Trump a réaffirmé vendredi le projet de construction d'un mur à la frontière entre les deux pays.

TSAI ING-WEN, présidente taïwanaise : « Félicitations, Donald Trump. La démocratie est ce qui unit Taïwan et les États-Unis. Impatiente de renforcer notre amitié et notre partenariat », écrit-elle sur Twitter.

LE PAPE FRANÇOIS a adressé le message suivant à Donald Trump : « À une époque où notre famille humaine est assaillie par de graves crises humanitaires exigeant des réponses politiques ambitieuses et unies, je prie pour que vos décisions soient guidées par les riches valeurs spirituelles et éthiques qui ont façonné l'histoire du peuple américain et l'engagement de votre nation à la promotion de la dignité humaine et de la liberté dans le monde entier.

« Sous votre direction, puisse la stature de l'Amérique continuer à être mesurée avant tout par son souci pour les pauvres, les exclus et les nécessiteux qui, comme Lazare, se tiennent devant notre porte. »

Au CANADA, soucieux d'éviter que son voisin du sud ne bascule dans le protectionnisme, le gouvernement a dit avoir « confiance dans le fait que la nouvelle « administration se rendra compte que le partenariat du Canada avec les États-Unis renforce mutuellement [leurs] nos deux nations et offre de véritables occasions pour faire croître [leurs] économies respectives », selon Joseph Pickerill, porte-parole de la ministre des affaires étrangères, Chrystia Freeland.

Le président de l'Autorité palestinienne, MAHMOUD ABBAS, a exprimé ses félicitations au 45e président des États-Unis. Dans un communiqué diffusé par l'agence officielle de presse Wafa, il ajoute : « Je suis impatient de travailler avec lui dans l'intérêt de la paix, de la sécurité et de la stabilité dans un monde troublé et dans une région qui vit une période tragique, et contribuer à créer un avenir sûr pour chacun. »

Contacté par Reuters par téléphone, ANDERS FOGH RASMUSSEN, ancien secrétaire général de l'OTAN aujourd'hui conseiller du président ukrainien PETRO POROCHENKO, a confié ce qu'il espérait : « Un discours plus orienté vers l'international, au lieu de quoi nous avons eu un discours très orienté sur la politique intérieure, un discours anti-establishment. »

« En tant que président des États-Unis, il devrait aussi comprendre qu'il est devenu le leader du monde libre », a-t-il ajouté.

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