Donald Trump a entrepris mercredi une première visite officielle en Chine, qui devrait être dominée par des discussions avec son homologue Xi Jinping sur le programme nucléaire nord-coréen et sur les relations commerciales qu'entretiennent les deux plus grandes puissances économiques de la planète.

À sa sortie d’Air Force One, en compagnie de sa femme Melania, le président américain a foulé le tapis rouge déployé pour l’occasion et a été accueilli par une fanfare militaire et une nuée d’enfants agitant des drapeaux des deux pays.

Il s’est ensuite dirigé vers la Cité interdite, ancienne résidence des empereurs chinois, où il a été accueilli par le président Xi Jinping et son épouse, la chanteuse Peng Liyuan. Les deux couples ont pris un thé ensemble.

M. Trump a ensuite assisté à un spectacle d’opéra et d’acrobaties, qu’il a encensé. « Nous passons un excellent moment, merci », a-t-il lancé à des journalistes qui l’accompagnent.

Le faste avec lequel l’empire du Milieu a accueilli le président américain tranche avec celui qui avait été réservé à l’ex-président Barack Obama en 2016.

Ce dernier avait été contraint de sortir de son avion par une porte arrière rarement utilisée, et aucun tapis rouge n’avait été mis pour l’occasion, comme le veut la coutume.

Il est par ailleurs très rare que le président chinois escorte un chef d’État dans la Cité interdite.

Les deux hommes n'en sont pas à leur première rencontre. Le président Trump avait accueilli M. Xi à sa résidence de Mar-A-Lago, en Floride, en avril.

Accroître la pression sur Pyongyang

Les présidents américain et chinois passeront aux choses sérieuses jeudi, lors d’un sommet qui risque de donner lieu à des discussions plus corsées.

Si Pékin a appuyé les dernières sanctions des Nations unies contre la Corée du Nord, Washington ne cesse d’exiger que le régime chinois en fasse davantage pour étrangler économiquement le dernier régime stalinien de la planète.

La Chine, qui est de loin le principal partenaire commercial de la Corée du Nord, s’oppose au programme nucléaire du président Kim Jong-un, mais plaide néanmoins pour un dialogue politique entre Washington et Pyongyang.

Avant d’arriver dans la capitale chinoise, le président Trump a soufflé le chaud et le froid au sujet de la Corée du Nord, se montrant à la fois ouvert à des négociations, tout en lançant de nouvelles mises en garde à son endroit.

Devant l’Assemblée nationale sud-coréenne, il a appelé « toutes les nations responsables », dont la Chine et la Russie, à unir leurs forces et à rompre tous leurs liens commerciaux et technologiques avec Pyongyang.

Réduire le déficit commercial américain avec la Chine

M. Trump doit aussi parler avec son homologue des relations commerciales entre les deux pays, un sujet dont il a abondamment parlé lors de sa campagne électorale l’an dernier. Il avait notamment accusé la Chine de « voler » des emplois aux Américains.

Selon les derniers chiffres officiels du département américain du Commerce, les États-Unis ont enregistré un gigantesque déficit commercial de 347 milliards de dollars avec la Chine l’an dernier.

Cette situation perdure : les douanes chinoises ont annoncé mercredi que l’excédent commercial avec les États-Unis a atteint 223 milliards de dollars lors des 10 premiers mois de l’année, en hausse de 8 % par rapport à la même période, l’an dernier.

« Traiter du déséquilibre commercial avec la Chine est un point focal des discussions collaboratives entre le président Trump et le président Xi », a déclaré le secrétaire au Commerce, Wilbur Ross, qui accompagne M. Trump à Pékin.

« Parvenir à un traitement juste et équitable pour les compagnies est un objectif partagé », a-t-il ajouté.

Des entreprises américaines et chinoises ont par ailleurs profité de la visite du président Trump pour annoncer la conclusion de contrats commerciaux d’une valeur totale de 9 milliards de dollars.

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