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Trump accuse Pyongyang d'avoir « gravement torturé » Otto Warmbier

Le président américain accuse Pyongyang d'avoir « gravement torturé » l'étudiant américain Otto Warmbier, qui est mort en juin dernier, quelques jours après avoir été rapatrié dans le coma de la Corée du Nord.

« Superbe interview sur Fox & Friends des parents d'Otto Warmbier: 1994-2017. Otto a été gravement torturé par la Corée du Nord », a écrit Donald Trump sur Twitter, mardi matin.

C’est la première fois que l’administration Trump accuse le régime nord-coréen d'avoir torturé le jeune homme de 22 ans, qui avait été condamné en mars 2016 à 15 ans de travaux forcés pour « agissements contre l’État ».

L'étudiant à l'Université de Virginie avait été arrêté quelques semaines auparavant après avoir « volé une affiche de propagande » lors d’un voyage organisé. Il était alors en bonne santé.

L'agence officielle nord-coréenne KCNA avait expliqué en juin qu’Otto Warmbier avait été renvoyé aux États-Unis pour des raisons humanitaires en vertu du jugement de la Cour centrale du pays.

Le jeune homme était dans le coma lorsqu’il est arrivé aux États-Unis le 13 juin, et il est mort six jours plus tard.

Les médecins de Cincinnati qui l’ont traité à son retour avaient mentionné qu'il avait d’importantes séquelles au cerveau, mais ils n'ont pas précisé comment elles se seraient produites.

La cause exacte du décès n'a jamais pu être déterminée par les médecins et la famille a refusé qu’une autopsie soit pratiquée sur le corps du jeune homme.

Dans les jours qui ont suivi sa mort, Pyongyang a assuré qu'il n'avait jamais été torturé ni maltraité au cours de sa détention.

Cette nouvelle accusation du président américain à l'endroit de la Corée du Nord est le dernier épisode dans une guerre de mots qui oppose les deux pays depuis plusieurs semaines déjà.

Samedi, le président Trump a notamment tweeté que le régime nord-coréen ne ferait pas long feu s'il continuait à se montrer menaçant; Pyongyang a fait savoir qu'il considérait le tout comme une « déclaration de guerre ».

Le Pentagone et Pékin tentent de calmer le jeu

Mardi matin, le secrétaire américain à la Défense, James Mattis, a tenté de calmer le jeu, en assurant que Washington cherchait une solution diplomatique à son différend avec le dernier régime stalinien de la planète.

« Notre but est de résoudre ça diplomatiquement », a-t-il dit depuis New Delhi, après des discussions avec son homologue indien.

« Nous n'avons pas déclaré la guerre à la Corée du Nord et, franchement, une telle suggestion est absurde », avait aussi plaidé lundi la porte-parole de la Maison-Blanche, Sarah Huckabee-Sanders.

La Chine, principal partenaire commercial de la Corée du Nord, a aussi fait valoir mardi que Washington et Pyongyang devraient mettre un terme à cette escalade verbale.

« Personne ne sortirait vainqueur d'une guerre dans la péninsule coréenne », a soutenu le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Lu Kang.

« Les provocations mutuelles ne peuvent qu'accroître le risque d'une confrontation », a-t-elle ajouté, en plaidant à nouveau pour « des efforts internationaux » susceptibles de trouver une solution au dossier du nucléaire nord-coréen.

Il faut « éviter une escalade ultérieure des tensions ou des affrontements militaires accidentels qui pourraient rapidement dégénérer », a également commenté la ministre sud-coréenne des Affaires étrangères, Kang Kyung-wha.

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