Retour

Trump affirme ne pas posséder d'enregistrements de ses échanges avec Comey

Le président des États-Unis a déclaré sur son compte Twitter qu'il n'a jamais fait et qu'il n'a pas, non plus, en sa possession d'enregistrements des conversations privées qu'il a eues avec l'ex-directeur du FBI, qu'il a congédié le 9 mai dernier. Il dit sinon ne pas savoir si de tels enregistrements existent.

C'est le président lui-même qui avait pourtant lancé le bal, le mois dernier, en déclarant sur Twitter qu'il valait mieux pour Comey que ses propos n'aient pas été enregistrés, ce qui avait donné lieu à des spéculations sur leur existence.

De tels enregistrements auraient pu permettre d'appuyer ou d'infirmer la thèse de James Comey, voulant qu’il ait été congédié pour avoir refusé d’abandonner l’enquête sur l'ancien conseiller à la sécurité nationale de Trump, Michael Flynn, dans l'affaire d’ingérence de la Russie dans les présidentielles américaines.

Selon James Comey, le nouveau président aurait également exigé sa loyauté.

Dans ses deux messages, le président affirme qu’à la suite de toutes les affaires « d’écoute électronique » et de « fuites illégales d’informations » qui fusent dans l’actualité, il n’a « aucune idée » si des enregistrements de ses conversations avec James Comey existent.

Il ajoute qu’il n’en a pas et qu’il n’en a jamais fait non plus.

Auditionné par le Sénat au début du mois de juin, l'ancien directeur du FBI avait dit ignorer s'il existait des enregistrements de ses entretiens avec Donald Trump, ajoutant qu'il l'espérait et qu'ils devaient être rendus publics. « Publiez tous les enregistrements. Ça me va ».

Selon James Comey, le gouvernement russe « était derrière » les intrusions informatiques qui visaient le Comité national démocrate et les fuites qui ont suivi dans les médias pour discréditer le camp démocrate pendant la campagne.

Selon le témoignage de James Comey devant le Sénat, le président ne lui aurait pas demandé directement de mettre un terme à l’enquête sur la présumée ingérence russe, mais il lui aurait donné la « directive » d'abandonner toute investigation liée à son ancien conseiller à la Sécurité nationale, Michael Flynn, une figure clé tant dans les enquêtes du Congrès que dans celle du FBI.

James Comey affirme ne pas avoir obéi au président. L'ex-patron du FBI notait par écrit ses entretiens avec Donald Trump, au terme de chaque rencontre.

Si la thèse de M. Comey s'avérait, Donald Trump pourrait être accusé d’interférence politique et d’entrave à la justice, des motifs sérieux pouvant conduire à sa destitution.

Donald Trump nie catégoriquement avoir donné quelque directive que ce soit à l’ancien directeur du FBI. Il l'accuse d'agir par pure vengeance, parce qu’il n’aurait pas digéré son congédiement.

Plus d'articles

Commentaires

Vidéo du jour


Une caméra de sécurité montre quelque chose d'extraordinaire





Rabais de la semaine