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Trump affronte la presse pour la première fois depuis son élection

Pour la première fois depuis qu'il a été élu président des États-Unis, Donald Trump répondra aux questions des journalistes, mercredi, lors d'une conférence de presse organisée à 11 h dans la Trump Tower, en plein cœur de Manhattan.

Les relations avec la Russie de Vladimir Poutine, l’avenir de l’Obamacare et ses intentions dans le domaine de immigration retiendront assurément l’attention, tout comme l’avenir de son empire financier, source potentielle de conflits d’intérêts.

L’exercice est fort attendu, puisque M. Trump ne répond que rarement aux questions de la presse, qu’il n’hésite pas à traiter de « mauvaise » ou de « malhonnête » sur Twitter, son mode de communication privilégié.

Sa dernière conférence de presse remonte au 27 juillet. Il avait alors invité la Russie à trouver 30 000 courriels supprimes par son adversaire démocrate, Hillary Clinton.

M. Trump sera certainement interrogé sur les documents potentiellement explosifs révélés mardi soir par les médias américains, selon lesquels le Kremlin disposerait de « dossiers compromettants » sur lui.

Selon CNN, le document, jugé crédible par le renseignement américain, a été rédigé par un ancien agent du renseignement britannique qui a été en poste à Moscou et qui dirige aujourd’hui une société privée de renseignements.

Publié par le site Buzzfeed, qui précise ne pas avoir été en mesure de l’authentifier, le document avance que Moscou détient une vidéo à caractère sexuel filmée par les services russes lors d'une visite de M. Trump à Moscou en 2013 pouvant être utilisée pour faire du chantage.

Le document fait également état d’échanges de renseignements supposés pendant plusieurs années entre Donald Trump, ses proches et le Kremlin.

Après avoir dénoncé ces « fausses informations » sur Twitter mardi soir, M. Trump en a rajouté mercredi matin, en s’appuyant sur le démenti formel du Kremlin. « Je n’ai rien à voir avec la Russie – aucun contrat, aucun prêt, rien! », a-t-il écrit.

« Les agences de renseignements ne devraient pas permettre que ces fausses nouvelles soient "coulées" », a-t-il pesté sur Twitter. « Un dernier coup sur moi. Vivons-nous dans l’Allemagne nazie? »

M. Trump entretient des relations difficiles avec les services de renseignement américains depuis que ces derniers ont affirmé que la Russie s’était livrée à du piratage informatique lors de l’élection présidentielle, dans le but de l’aider à accéder à la Maison-Blanche.

Le chef de cabinet du président désigné, Reince Priebus, a déclaré dimanche que M. Trump « accepte le fait » que du piratage a été effectué par des « entités en Russie », sans préciser si son patron admettait qu'ils étaient commandités par M. Poutine.

La conférence de presse de M. Trump se déroulera par ailleurs au moment où la commission des Affaires étrangères du Sénat entreprend ses audiences visant à se prononcer sur la nomination de Rex Tillerson à titre de secrétaire d’État. L’ex-président-directeur général d’ExxonMobil est réputé pour ses bonnes relations avec Moscou.

Quel avenir pour Trump Organization?

Le président élu devait initialement rencontrer la presse le 15 décembre pour s'exprimer sur le devenir de son empire immobilier. Il avait finalement annulé le rendez-vous, mais avait tweeté qu'il allait « abandonner [ses] affaires avant le 20 janvier pour pouvoir [se] concentrer sur la présidence ».

Il avait toutefois maintenu que la loi américaine ne l'obligeait aucunement à agir de la sorte.Son groupe, Trump Organization, a des activités dans 20 pays, de l'Écosse à Dubaï via les Philippines, de l'hôtellerie au mannequinat en passant par les clubs de golf et les gratte-ciel résidentiels. Non cotée en Bourse, cette société ne publie aucun chiffre.

Le milliardaire ayant refusé de publier sa déclaration d'impôts, il est impossible de se faire une idée précise de ses affaires. M. Trump a déjà déclaré que sa fortune était de 10 milliards de dollars, alors que le magazine Forbes lui en accorde 3,7 milliards.

M. Trump a déjà dit que deux de ses fils, Donald et Eric, allaient gérer l'entreprise, mais n'a pas donné davantage de détails. On ne sait pas, par exemple, si « l'abandon » annoncé de ses affaires se traduirait par un désinvestissement ou par le recours à une fiducie sans droit de regard.

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