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Trump choisit Brett Kavanaugh comme juge à la Cour suprême

Donald Trump a nommé Brett Kavanaugh comme juge à la Cour suprême, lundi, pour remplacer le siège laissé vacant par le départ à la retraite du juge Anthony Kennedy. Sa candidature devra maintenant être approuvée par le Sénat.

« Personne aux États-Unis n’est plus qualifié ou plus méritant », a avancé le président Trump après avoir résumé la feuille de route de Brett Kavanaugh et vanté l'implication de celui-ci dans sa communauté.

Âgé de 53 ans, le juge Kavanaugh est membre de la Cour d'appel du District de Columbia depuis 2006.

Conseiller de la Maison-Blanche sous la présidence Bush, il avait auparavant travaillé pour le compte de Kenneth Starr, l'avocat qui a enquêté sur l'ancien président démocrate Bill Clinton dans les années 1990. Sa confirmation au poste qu'il occupe actuellement avait donné lieu à une longue bataille politique.

Durant son discours, qui a suivi celui du président, Brett Kavanaugh a insisté sur son respect pour la Constitution des États-Unis et sur l'importance de celle-ci dans la protection des libertés individuelles. « Si ma nomination est confirmée par le Sénat, j'aborderai chaque cause légale avec un esprit ouvert et je travaillerai toujours à préserver la constitution des États-Unis et l'État de droit américain », a-t-il promis.

Se disant « profondément honoré », M. Kavanaugh a rendu hommage à ses parents, tous deux avocats, qui étaient présents dans la salle. Il a également remercié ses deux filles et sa femme, Ashley Estes Kavanaugh, ancienne secrétaire personnelle du président George W. Bush.

Catholique, Brett Kavanaugh a mentionné le bénévolat qu'il fait au sein de sa communauté religieuse.

Réactions au Sénat

Après l'annonce, les réactions politiques ne se sont pas fait attendre de la part des leaders de la Chambre haute.

« Le juge Kavanaugh a d'exceptionnelles qualifications académiques. Il est admiré pour son intellect, son expérience et son tempérament judiciaire exemplaire », a déclaré Mitch McConnell, leader de la majorité républicaine au Sénat.

Son adversaire Chuck Schumer, leader de la majorité démocrate, a quant à lui déclaré qu'en choisissant le juge Kavanaugh, le président Trump mettait en péril les droits reproductifs et la protection des soins de santé de millions d'Américains. « Je m'opposerai à la nomination du juge Kavanaugh par tous les moyens et j'espère qu'une majorité bipartisane fera de même », a indiqué le sénateur Schumer.

À la suite de sa nomination par le président Donald Trump, Brett Kavanaugh devra faire face au comité judiciaire du Sénat américain. Sa candidature sera ensuite soumise au vote du Sénat, où les républicains possèdent une très courte majorité de 51 contre 49 face aux démocrates.

L'issue de ce vote est encore incertaine, note Rafael Jacob, chercheur associé à l’observatoire sur les États-Unis à l’UQAM.L'un de ces 51 républicains est John McCain, sénateur de l'Arizona et ancien candidat à la présidence, qui est gravement malade et ne se présentera probablement pas au vote. Sa potentielle absence laisserait donc aux républicains une avance de seulement un vote.

Or, deux sénatrices républicaines - Susan Collins et Lisa Murkowski - sont connues pour leur position pro-choix et pourraient faire dissidence aux autres élus de leur parti.

De l'autre côté de l'hémicycle, chez les démocrates, un phénomène similaire pourrait se produire. Certains sénateurs de ce parti, issus d'États plus conservateurs et considérant les élections de mi-mandat qui approchent à grands pas, pourraient vouloir donner l'impression d'une ouverture bipartisane et appuyer la nomination du juge Kavanaugh.

« Ces démocrates vont vraiment se retrouver entre l'arbre et l'écorce parce qu'ils ne voudront pas donner une victoire politique à Donald Trump. [...] En même temps, ils doivent aller chercher une majorité du vote en novembre auprès d'un électorat qui risque d'être en appui à la nomination », explique le M Jacob.

Plus tôt lundi, le président américain avait maintenu le suspense à l'approche de la nomination, prétendant qu'il ignorait toujours qui serait l'élu. « On ne [peut] pas se tromper » avec les quatre candidats retenus, avait-il laissé entendre.Le président n'avait pas révélé les quatre noms figurant sur sa liste restreinte, mais les candidats pressentis étaient M. Kavanaugh, Raymond Kethledge, Amy Coney Barrett et Thomas Hardiman.

Le président Trump considère l'attribution des sièges de la Cour suprême comme l'une des tâches les plus importantes de son mandat. Il s'agit de sa deuxième nomination depuis son investiture.

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