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Trump demande aux pays de l'OTAN de doubler leurs dépenses militaires

Le président américain Donald Trump a suggéré mercredi à ses alliés de l'OTAN, réunis en sommet à Bruxelles, d'augmenter l'ensemble de leurs dépenses militaires à 4 % de leur PIB, plutôt que d'en rester aux 2 % qu'ils ont promis d'y consacrer d'ici 2024.

Le président américain n'avait cessé de réclamer ces dernières semaines que les pays membres de l’OTAN accroissent leurs dépenses militaires, en leur demandant de respecter leur engagement du 2 % qu’ils avaient adopté en 2014 et qu’ils ont renouvelé mercredi.

Cette promesse, la majorité d'entre eux ont du mal à la remplir.

Selon des chiffres publiés mardi par l'OTAN, en 2017, seuls les États-Unis, le Royaume-Uni, l'Estonie, la Grèce et la Pologne ont investi au moins 2 % de leur PIB en dépenses militaires. La Lettonie, la Lituanie et la Roumanie devraient atteindre ce seuil en 2018.

Quant aux dépenses militaires de l'Allemagne, dans la mire des critiques du président américain, elles atteignent 1,24 % de son PIB.

Pour leur part, les Américains dépensent proportionnellement moins pour la défense qu’en 2010, avec l’équivalent de 3,6 % du PIB en 2017, contre 4,8 % en 2010.

Une demande récurrente

Selon la porte-parole de l'exécutif américain, Sarah Sanders, Donald Trump avait eu le même discours à l'OTAN l'année dernière.

« Le président Trump veut que nos alliés partagent une plus grande part du fardeau et s'acquittent au minimum de leurs obligations déjà déclarées », a-t-elle ajouté.

La présidence française a elle aussi indiqué que cette demande « est une position ancienne de Donald Trump ».

« Vous la retrouvez dans plusieurs de ses discours. C'est un point classique de sa position sur les dépenses au sein de l'OTAN. Il prend comme référence la part du PIB des États-Unis dans la défense », a précisé l'Élysée.

De son côté, le secrétaire général de l'OTAN, Jens Stoltenberg, qui a reconnu « qu'à l'OTAN, il n'y a pas de partage équitable des charges », a éludé le sujet du 4 % au cours de sa conférence de presse à la fin de la journée.

« Commençons déjà avec les 2 % pour lesquels il y a encore beaucoup d'efforts à faire », a-t-il lancé.

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