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Trump envisage de signer un nouveau décret sur l'immigration

Le président américain, Donald Trump, dont le décret interdisant aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane l'accès au territoire des États-Unis a subi un nouveau revers juridique, envisage de signer un nouveau texte sur l'immigration, a annoncé vendredi la Maison-Blanche.

Le décret, que Donald Trump a présenté comme une mesure de sécurité nationale visant à prévenir des attentats islamistes, interdit pour 90 jours l'entrée aux États-Unis aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane : Libye, Somalie, Iran, Irak, Syrie, Yémen et Soudan.

S'adressant vendredi à des journalistes embarqués à bord de l'avion présidentiel Air Force One, Donald Trump les a informés qu'il songeait à un nouveau décret présidentiel qui pourrait être pris lundi ou mardi si cette piste était explorée.

Le secrétaire général de la Maison-Blanche, Reince Priebus, a de son côté contredit les propos d'un autre responsable de l'équipe présidentielle qui semblait exclure de recourir à la Cour suprême.

« Toutes les options judiciaires sont sur la table, notamment celle d'une contestation de la décision [de la cour d'appel de San Francisco] devant la Cour suprême », a déclaré Reince Priebus.

Qui plus est, nous réfléchissons à un décret présidentiel susceptible d'être édicté sous peu pour mieux protéger les Américains du terrorisme.

Reince Priebus, secrétaire général de la Maison-Blanche

Parmi les solutions qu'envisage la Maison-Blanche figure la réécriture complète du précédent décret pour exclure de son champ les titulaires d'une carte verte ou les résidents permanents.

Jeudi, une cour d'appel fédérale de San Francisco a confirmé la suspension de l'application du décret décidée la semaine dernière par un juge de Seattle, en arguant du fait que le gouvernement américain n'avait pas apporté la preuve que la nécessité de préserver la sécurité nationale justifiait les interdictions prévues.

Des centaines de migrants arrêtés en une semaine

Les agents de l'agence fédérale de l'immigration ont par ailleurs arrêté cette semaine des centaines de migrants sans papier dans au moins quatre États au cours d'opérations de routines, ont annoncé vendredi les autorités américaines.

Les opérations se sont produites à Atlanta, New York, Chicago et Los Angeles, notamment, a déclaré David Marin, qui dirige une unité de la police de l'immigration et de la douane pour la région de Los Angeles.

L'agence n'a pas précisé le nombre d'arrestations. Le bureau d'Atlanta, qui couvre trois États, a à lui seul arrêté 200 personnes et 161 autres ont été interpellés dans la région de Los Angeles.

Selon David Marin, ces opérations ne sont pas dictées par l'arrivée de Donald Trump au pouvoir et elles s'inscrivent dans la politique de l'agence.

Il précise que parmi les personnes arrêtées dans le sud de la Californie, seules 10 n'avaient pas de casier judiciaire. Parmi ces dernières, cinq avaient déjà reçu l'ordre de quitter le territoire américain.

Les organisations de défense des travailleurs immigrés redoutent toutefois que ces opérations soient le signal d'un raidissement des autorités et le signe avant-coureur d'expulsions de masse.

On dit que la majorité [des arrestations] concerne des personnes qui auraient pu être arrêtées dans le cadre des priorités définies par Obama.

Michael Kagan, professeur de droit de l'immigration à l'université du Nevada à Las Vegas

« Mais les autres [arrestations] pourraient laisser entrevoir de nouvelles vagues d'arrestations et d'expulsions », précise le professeur Kagan.

Le président Donald Trump a élargi les catégories de personnes susceptibles d'être visées par les autorités de l'immigration à tous ceux qui se sont rendus coupables de délits, mettant ainsi fin à l'exception qui concernait les individus qui n'avaient commis que des délits routiers, dit Michael Kagan.

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