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Trump et la Syrie : de l'indifférence à l'attaque en 14 citations

Celui qui était jusqu'à tout récemment contre une intervention militaire des États-Unis en Syrie a commandé une frappe contre une base aérienne syrienne dans la nuit de jeudi. Survol de certaines des déclarations de Donald Trump sur le sujet.

En 2013, encore un simple homme d'affaires, Donald Trump avait déjà commencé à intervenir sur Twitter. Il y exhorte Barack Obama à ne pas intervenir en Syrie, alors que le régime de Damas était accusé d'avoir mené une attaque chimique à Ghouta, dans la banlieue de Damas.

En juin 2015, Donald Trump annonce sa candidature aux primaires présidentielles du Parti républicain. Dans les mois suivants, il accorde une entrevue au journaliste Chris Duomo, le co-présentateur de l'émission matinale New Day, à CNN, en octobre 2015.

Trump affirme qu'en tant que président des États-Unis il serait prêt à déployer les forces armées américaines si nécessaire, mais il continue à critiquer la plupart des interventions militaires américaines, dont la politique du président Barack Obama en Syrie. Les États-Unis interviennent en Syrie depuis août 2014, au nom de la coalition contre l'État islamique, qui rassemble des dizaines de pays, mais dont les attaques sont principalement aériennes et américaines. Il donne une entrevue à ce sujet notamment au journal britannique The Guardian en octobre 2015.

En octobre 2016, lors du deuxième débat à l'élection présidentielle américaine, Donald Trump, qui a été choisi pour représenter le Parti républicain, affirme que l'important en Syrie est de combattre le groupe armé État islamique (aussi appelé Daech), et qu'il ne s'opposera pas à ceux qui le combattent aussi.

Lors du troisième débat à l'élection présidentielle américaine, qui a lui aussi lieu en octobre 2016, Donald Trump, affirme que Bachar Al-Assad peut avantageusement se comparer à Hillary Clinton et au président démocrate Barack Obama.

Élu président des États-Unis le 8 novembre 2016, Donald Trump répète trois jours plus tard le fait qu'il n'a pas l'intention de s'engager militairement contre le régime syrien, dans une entrevue au Wall Street Journal. Il critique également le fait que des groupes islamistes se retrouvent dans les rangs des rebelles au régime de Damas, et affirme qu'il ne veut pas se faire un ennemi de la Russie.

Le lendemain de l'attaque chimique survenue en Syrie mardi dernier dans un fief rebelle, le président Trump donne une conférence de presse, accompagné du roi de Jordanie, Abdallah II, qui est de passage à Washington. Il condamne fermement l'attaque qui a tué 100 personnes et en a intoxiqué 400 autres, dont plusieurs enfants.

Jeudi soir, dans un discours à la nation, Donald Trump annonce qu'il a ordonné qu'une frappe militaire soit menée sur une base aérienne syrienne.

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