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Trump et Macron assistent au défilé du 14 Juillet

Le président américain, Donald Trump, était l'invité d'honneur de son homologue français, Emmanuel Macron, à l'occasion du défilé militaire du 14 Juillet sur les Champs-Élysées dans la capitale française. Le défilé de la fête nationale française était teinté par la présence de soldats américains pour souligner le centenaire de l'entrée des États-Unis dans la Première Guerre mondiale.

Vêtus des uniformes de l’époque, des « Sammies » - surnom donné aux soldats américains engagés dans la Première Guerre mondiale – ont ouvert le défilé militaire de la fête nationale française. Un total de 3720 militaires, 211 véhicules, dont 62 motos, 241 chevaux, 63 avions et 29 hélicoptères ont participé au défilé.

La dernière présence d’un président américain remonte à 1989. Le président George H. W. Bush avait accepté l’invitation lancée par son homologue François Mitterrand à l’occasion du bicentenaire de la Révolution française.

« La présence des troupes américaines pour le défilé du 14 Juillet est symbolique », souligne-t-on à l'Élysée. « Au moment de l'armistice, 42 divisions américaines étaient engagées sur le front, soit un million de militaires américains commandés par le général Pershing, ont débarqué en France ».

Ces festivités tombaient à point nommé pour MM. Macron et Trump dont les relations se sont tendues au cours des dernières semaines en raison de l’abandon de l’Accord de Paris sur le climat par le président américain. Les deux hommes, qui ont eu une rencontre bilatérale hier, ont insisté sur les éléments de leurs politiques – le libre-échange, la sécurité intérieure, la lutte contre le terrorisme et la crise syrienne, notamment – qui les unissent plutôt que sur les aspects qui les éloignent.

Le chef d'état-major des armées, le général Pierre de Villiers, a assisté au défilé aux côtés d'Emmanuel Macron, mais le matin même il tirait à boulets rouges sur l’administration française. Lors d'une audition à huis clos devant une commission parlementaire, le général de Villiers a déclaré qu’il n’allait pas « se faire baiser » par le ministère des Finances et que l’armée avait déjà « tout donnée ».

L’ombre de Nice

Les festivités du 14 juillet sont assombries cette année par la commémoration de l’attentat de Nice, qui avait fait 86 morts il y a un an. Une fois le président américain reparti, M. Macron se rendra d’ailleurs à Nice pour y retrouver les familles endeuillées.

La France vit sous l’état d’urgence depuis janvier 2015. Une vague de huit attentats djihadistes a fait 239 morts depuis cette date.

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