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Trump évoque un dénouement proche pour les Américains détenus en Corée du Nord

Le calvaire des Américains détenus en Corée du Nord pourrait bientôt prendre fin. C'est ce que laisse entendre le président Donald Trump dans un message sur son compte Twitter, au moment où une rencontre entre le locataire de la Maison-Blanche et l'homme fort de Pyongyang se profile à l'horizon.

Qualifiant les détenus Kim Hak-song, Kim Sang-duk et Kim Dong-chul d’« otages », M. Trump a rappelé que son prédécesseur à la présidence américaine n’a pas réussi à les libérer.

« Comme tout le monde le sait, l'administration précédente a longtemps demandé que trois otages soient libérés d'un camp de travail nord-coréen, mais sans succès », a déclaré le président américain Trump.

Selon des sources évoquées par l’AFP, les prisonniers pourraient avoir changé de lieu de détention en prévision d’une possible libération à l'occasion du sommet qui devrait réunir le président Donald Trump et le leader nord-coréen Kim Jong-un, d'ici juin.

Les trois détenus seraient déjà « dans un hôtel de la banlieue de Pyongyang », selon Choi Sung-ryong, un activiste sud-coréen qui a affirmé à Reuters avoir des contacts au Nord. Ils seraient détenus séparément, ils « reçoivent des soins médicaux et mangent de la bonne nourriture », a ajouté la même source.

Sous couvert de l’anonymat, un responsable du département d'État américain n’a pas commenté la situation, disant qu’il n’était pas « en mesure de confirmer la validité de ces informations ».

« Nous continuons de travailler pour faire en sorte que les ressortissants américains détenus en Corée du Nord rentrent à la maison dès que possible », a-t-il indiqué.

Même son de cloche du côté des familles des détenus. Sur les médias sociaux, Sol Kim, fils du détenu Tony Kim, s’est dit optimiste. « Nous avons de l'espoir, mais nous n'avons aucune indication qu'il a été libéré », a-t-il précisé.

Intervenant dimanche sur Fox News, John Bolton, nouveau conseiller à la sécurité nationale de Donald Trump, a déclaré : « Si la Corée du Nord libère les Américains détenus avant le sommet, ce sera une façon de démontrer leur bonne volonté. »

Le cas Otto Warmbier

Le ton de cette annonce rompt avec celui employé jusqu'à tout récemment par la Maison-Blanche. En septembre dernier, le président Trump a ouvertement accusé Pyongyang d'avoir « gravement torturé » l'étudiant américain Otto Warmbier, mort en juin, quelques jours seulement après avoir été rapatrié dans le coma de la Corée du Nord.

L'étudiant à l'Université de Virginie avait été arrêté après avoir « volé une affiche de propagande » lors d’un voyage organisé. Il était alors en bonne santé. Les médecins américains qui l’ont traité à son retour ont fait état d’importantes séquelles au cerveau, mais ils n'ont pas précisé comment elles se seraient produites.

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