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Trump freine les mesures d'ouverture des États-Unis envers Cuba

Il a mis au défi le gouvernement communiste de Raul Castro de négocier un meilleur accord entre les États-Unis et Cuba, l'actuel, selon lui, étant profitable pour les Cubains et les Cubano-Américains.

Annonçant depuis Miami un recul par rapport à l'ouverture diplomatique historique qu'avait initiée l'ex-président Obama, M.Trump a soutenu que Cuba avait obtenu beaucoup trop de concessions des États-Unis dans le cadre d'un accord qu'il a qualifié de « malavisé ».

Il a ajouté que « ces jours sont maintenant finis ».

Les pénalités contre l'île de Cuba demeureront en vigueur jusqu'à ce que son gouvernement libère les prisonniers politiques, cesse d'abuser des droits des opposants et respecte la liberté d'expression, a fait valoir M. Trump.

Liens diplomatiques pas remis en cause

Si les changements que le président américain a annoncés ne représentent pas un renversement complet du rapprochement lancé par l'administration Obama, ils ciblent néanmoins les liens en matière d'économie et de tourisme qui ont essaimé, à court terme, depuis le rétablissement des relations diplomatiques.

L'objectif mis de l'avant par le président américain est celui de freiner le flot d'argent américain dans les services de l'armée et de la sécurité afin d'augmenter la pression sur le gouvernement cubain. Les ambassades à La Havane et à Washington resteraient ouvertes.

Les transporteurs aériens et les bateaux de croisière américains seraient toujours autorisés à desservir l'île, située à près de 150 kilomètres au sud de la Floride.

Quant à la politique dite de « pieds mouillés, pieds secs » ("wet foot, dry foot"), à laquelle M. Obama a mis fin, l'administration ne souhaite pas faire volte-face. Cette politique permettait par le passé, à la plupart des Cubains gagnant le territoire américain, d'y rester.

Les transferts de fonds d'un pays à l'autre pourront en outre continuer d'être effectués.

Cependant, les visites privées d'Américains à Cuba, qui avaient été permises par M. Obama, seront de nouveau interdites.

Le gouvernement américain entend en outre superviser d'autres voyages de ce type pour s'assurer de la présence d'un responsable d'un tour guidé veillant à ce que les voyageurs s'investissent dans « un horaire d'activités éducatives d'échange à temps plein ».

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