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Trump n'exclut pas de s'associer au nouveau Partenariat transpacifique

Les États-Unis pourraient être intéressés à s'associer au Partenariat transpacifique (PTP), l'accord de libre-échange que le Canada, le Japon et neuf autres pays de la zone Asie-Pacifique s'apprêtent à signer, a indiqué Donald Trump, vendredi, à Davos.

« Les États-Unis sont prêts à négocier des ententes commerciales bilatérales mutuellement bénéfiques avec tous les pays », a déclaré le président américain lors d'un discours prononcé au Forum économique mondial. « Cela inclut les pays du Partenariat transpacifique, qui sont très importants. Nous avons des ententes avec plusieurs d'entre eux déjà ».

M. Trump est ensuite allé plus loin que par le passé en ajoutant : « Nous pourrions considérer négocier avec les autres [pays], ou peut-être avec le groupe, si cela est dans l'intérêt de tous. »

Il y a un an, le président Trump a retiré les États-Unis d'une première mouture du PTP, qui avait été négociée par l'administration Obama, en indiquant vouloir plutôt renégocier des accords bilatéraux. Il s'agissait d'un des premiers gestes de sa présidence.

Le retrait des États-Unis a forcé les 11 autres pays à renégocier le pacte commercial. Une entente de principe sur un nouvel accord, rebaptisé Accord de partenariat transpacifique global et progressiste, a finalement été annoncée mardi.

Invitation à brasser des affaires aux États-Unis

Dans son discours devant le gotha du monde politique et économique, le président Trump a réitéré sa volonté de réformer le système commercial international, afin qu'il fonctionne mieux pour les États-Unis, mais aussi pour le reste du monde.

M. Trump a sinon profité de son discours pour inviter les entreprises du monde à investir aux États-Unis, vantant le climat économique qui y prévaut depuis son élection : bourse à des niveaux records, confiance des investisseurs en hausse, dérégulation en marche, réforme fiscale, etc.

« Le monde est témoin de la résurgence d'une Amérique forte et prospère, a-t-il lancé. Il n'y a jamais eu un meilleur moment pour embaucher, construire, investir et croître aux États-Unis. [...] Les États-Unis sont prêts à faire des affaires et sont concurrentiels ».

M. Trump a d'ailleurs affirmé que son credo « les États-Unis d'abord ne signifie pas les États-Unis seuls », en plaidant que « lorsque les États-Unis vivent une croissance, le reste du monde croît aussi ».

Le discours de Donald Trump à Davos était le premier prononcé par un président américain au Forum économique mondial depuis Bill Clinton, en 2000.

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