Au moment où Scott Walker abandonne la longue course à l'investiture républicaine, des signes montrent que la popularité de Donald Trump commence à faiblir.

Une analyse de Yanik Dumont Baron

Après Rick Perry, c'est Scott Walker qui jette l'éponge. Le gouverneur du Wisconsin, féroce batailleur contre les syndicats, n'a plus d'argent pour continuer.

Et il n'a plus vraiment d'appuis. Le dernier sondage publié condamne l'énergique politicien au triste titre de « candidat astérisque », soit un candidat qui n'obtient même pas 1 % d'appui!

La chute est assez impressionnante pour Scott Walker, qui a déjà bataillé contre Jeb Bush pour la première place dans les intentions de vote. C'était au printemps, quelques mois avant l'entrée en scène bien remarquée de Donald Trump.

Se sacrifier pour l'équipe

C'est à ce coloré personnage que Scott Walker pensait en confirmant son retrait de la course. Il croit que d'autres candidats devraient se retirer de la course rapidement, afin « qu'un message conservateur, positif » soit plus présent, plus entendu et plus écouté par les électeurs.

En d'autres mots, Scott Walker dit se sacrifier au nom de son équipe, le Parti républicain. Un parti où bien des gens continuent de voir d'un mauvais œil Donald Trump et son discours anti-immigrants, misogyne, réducteur.

Et doucement, on remarque des signes que l'électorat républicain bouge, peut-être, dans cette direction. Le premier sondage réalisé après le dernier débat des candidats montre une chute des appuis de Donald Trump. Il a perdu le quart de ses appuis en deux semaines à peine. C'est la première fois que cette maison de sondages (CNN/ORC) enregistre un tel recul pour l'homme d'affaires.

Celle qui en bénéficie, c'est Carly Fiorina. Comme Trump, c'est une candidate sans expérience politique, qui vient du milieu des affaires. Mais contrairement à Trump, ses idées sont détaillées. Et elle n'hésite pas à les défendre avec mordant. Et elle accepte de rire d'elle-même aussi

Un seul sondage ne confirme bien sûr pas une tendance. Et Donald Trump demeure en tête. Mais la dynamique de la course républicaine semble avoir changé dans les dernières semaines. L'été, considéré comme une « folle saison » en politique américaine, tire peut-être à sa fin.

Plus d'articles

Commentaires