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Trump promet aux industriels de réduire les impôts et la réglementation

Donald Trump a reçu lundi une dizaine d'industriels à la Maison-Blanche et leur a promis d'alléger la réglementation et les impôts sur les entreprises, tout en les prévenant qu'ils s'exposeront à des pénalités financières s'ils délocalisent leur production hors des États-Unis.

Le président américain, qui a pris ses fonctions vendredi, a promis pendant sa campagne de ramener des emplois sur le sol américain et n'a pas hésité à menacer nommément certaines sociétés, comme Ford.

Le patron du constructeur automobile, qui vient de renoncer à construire une usine au Mexique, faisait partie du petit groupe d'industriels auxquels Donald Trump a promis lundi de ramener la taxe sur les entreprises à 15-20 %, contre 35 % actuellement, ce qui nécessitera l'aval du Congrès à majorité républicaine.

Mais il a souligné qu'un allègement de la réglementation était encore plus important aux yeux des entreprises.

« Nous pensons pouvoir réduire la réglementation de 75 %. Peut-être davantage », a déclaré le président américain.

Quand vous voudrez développer vos usines ou [...] construire une usine géante [...], vous obtiendrez les autorisations très rapidement.

Donald Trump

Trump a dit aux industriels qu'ils étaient libres de déplacer leur production d'un État à l'autre, en négociant avec les gouverneurs concernés, mais il les a prévenus que le prix de la délocalisation à l'étranger serait élevé.

« Nous allons imposer une taxe frontalière énorme au produit [fabriqué à l'étranger] quand il rentrera aux États-Unis », a-t-il insisté.

« Une société qui voudrait licencier tous ses employés aux États-Unis, construire une usine ailleurs, et qui pense que sa production pourra tranquillement repasser la frontière pour entrer aux États-Unis... Qu'elle sache que cela n'arrivera pas », a insisté le président.

Le PDG de Dow Chemical, Andrew Liveris, a déclaré à l'issue de la réunion que les patrons avaient « pas mal » discuté de cette question avec Donald Trump en lui expliquant « quels secteurs pourraient être aidés ou pénalisés » par une telle mesure.

« Je vais prendre le président au mot sur ce point », a ajouté Andrew Liveris.

Il ne va rien faire qui puisse affecter notre compétitivité. Il va en fait nous rendre tous plus compétitifs.

Andrew Liveris, PDG de Dow Chemical

Outre les patrons de Dow Chemical et Ford, Donald Trump a reçu ceux de Dell Technologies, Whirlpool, Johnson & Johnson, Lockheed Martin, Arconic, US Steel, Tesla, Under Armour, International Paper et Corning.

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