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Trump rassemble ses partisans pour vanter ses mérites

Le président américain Donald Trump a fait valoir ses succès devant une foule acquise lors d'un rassemblement en Floride, samedi, et s'en est à nouveau pris aux médias, qui déforment, selon lui, le travail effectué pendant son premier mois à la Maison-Blanche.

Le président américain est arrivé au coucher du soleil, à bord de l'Air Force One, aux abords d'un hangar qui abritait plusieurs milliers de partisans.

Devant eux, il a fait la liste des promesses de campagne tenues : le lancement du processus de construction d'un mur à la frontière mexicaine et le retrait des États-Unis du Partenariat transpacifique de libre-échange en Asie.

« La vie est une campagne. Rendre notre pays grand à nouveau est une campagne », a-t-il dit à des journalistes à bord de l'avion présidentiel, qui l'interrogeaient sur l'extrême précocité de cet événement de campagne.

Donald Trump a d'ores et déjà déposé auprès des autorités électorales des formulaires de réélection, qui, s'ils ne constituent pas une candidature officielle au scrutin présidentiel de 2020, lui permettent de continuer à recueillir des fonds et de mener une « campagne permanente ».

Comme à son habitude, l'ex-homme d'affaires s'est félicité de parler aux foules sans le filtre des médias « trompeurs », responsables selon lui de la diffusion de fausses informations à son égard.

La Maison-Blanche s'est agacée des articles de presse faisant état de premières semaines chaotiques pour l'administration Trump, marquées par un décret controversé sur l'immigration, suspendu depuis, ainsi que la démission du conseiller à la sécurité nationale Michael Flynn, après des discussions avec l'ambassadeur russe à Washington.

D'ailleurs, cette nouvelle version du décret interdisant l'accès aux États-Unis aux ressortissants de sept pays à majorité musulmane (Iran, Irak, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen) devrait être promulguée dès mardi, selon le Wall Street Journal. Celle-ci sera « plus serrée » et ne concernera pas les détenteurs de la « carte verte » de résidents permanents ni les passagers déjà à bord d'avions à destination du pays, selon le secrétaire américain à la Sécurité intérieure, John Kelly.

Quant au poste de conseiller à la sécurité nationale, quatre candidats potentiels pour remplacer Michael Flynn, dont la démission remonte au 13 février, seront rencontrés dimanche par Donald Trump, qui prendra sa décision dans les prochains jours.

« Nous n’abandonnons jamais »

Fait inhabituel, Donald Trump a fait monter samedi sur scène un de ses partisans, tout en concédant plus tard que ça n'avait pas dû plaire aux services secrets.

« Son enthousiasme et l'amour qu'il déploie pour nous, le peuple, font que chaque jour me rapproche de lui », a dit Gene Huber, vendeur de voitures âgé de 47 ans de West Palm Beach, en Floride, dans une entrevue précédant son entrée en scène.

Pendant le rassemblement, Donald Trump a lu à voix haute la loi fédérale définissant les pouvoirs présidentiels en matière d'immigration avant de critiquer la Cour d'appel responsable de la suspension de son décret contre l'entrée des ressortissants de sept pays à majorité musulmane.

Le président a dénoncé en outre une tactique dilatoire des sénateurs démocrates, qui ralentissent, selon lui, le processus de confirmation des membres de son gouvernement. Il a enfin critiqué les sondages d'opinion qui lui attribuent un fort taux de mécontentement, les qualifiant de « bidon » et encourageant ses partisans à ne pas y prêter attention.

À l'issue d'un rassemblement semé d'attaques sur les médias et ses adversaires, Donald Trump a clos son discours sur un appel à l'unification.

« Dépassons les différences de parti et trouvons une nouvelle fidélité, profondément ancrée dans notre pays », a-t-il déclaré.

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