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Trump s'entretient avec Romney, pressenti comme secrétaire d'État

Mitt Romney, qui a vivement critiqué Donald Trump pendant la campagne électorale, s'est montré détendu à son arrivée au golf de Bedminster, propriété du magnat de l'immobilier dans le New Jersey, où l'attendait également le vice-président Mike Pence.

Le candidat malheureux de la présidentielle de 2012 face à Barack Obama est le premier d'une longue liste de responsables républicains que Donald Trump doit recevoir ce week-end pour mettre la dernière touche à sa future administration en vue de la passation de pouvoir à la Maison-Blanche le 20 janvier.

Le président élu a jusqu'à présent choisi des ministres et proches conseillers très conservateurs et son entretien avec Mitt Romney est perçu comme un geste d'ouverture envers l'establishment républicain et une volonté de rassembler le parti derrière lui.

L'ancien gouverneur du Massachusetts était l'un des chefs de file du mouvement « tout sauf Trump » l'été dernier à l'époque où le Grand Old Party cherchait désespérément un moyen d'écarter le milliardaire de la course à la présidentielle après sa victoire aux primaires.

En mars, il avait jugé que Donald Trump était un candidat « dangereux » qui risquait de replonger l'économie américaine dans la récession et qui n'était « pas très intelligent » en matière de politique étrangère.

Donald Trump, qui avait à l'époque rendu la politesse à Mitt Romney en raillant de sa défaite de 2012, lui a-t-il pardonné au point de prendre dans son administration? « C'est possible, mais peu probable », a jugé un proche de l'ancien gouverneur, qui est âgé de 69 ans.

Plusieurs noms circulent pour le poste de secrétaire d'État, dont celui de l'ancien maire de New York Rudy Giuliani, un de ses plus fidèles partisans, de l'ancien ambassadeur aux Nations unies John Bolton et du sénateur du Tennessee Bob Corker.

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