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Trump veut une « loi d’amour » pour les Dreamers

Le président américain appelle le Congrès à s'entendre sur un compromis sur l'immigration, tout en restant inflexible sur la construction d'un mur à la frontière du Mexique.

Lors d’une réunion de travail mardi, Donald Trump a demandé aux représentants républicains et démocrates de s’entendre sur un projet qui « devrait être une loi d’amour », afin de régulariser la situation des jeunes immigrants entrés illégalement aux États-Unis alors qu’ils étaient enfants, mieux connus sous le nom de Dreamers.

« Je pense que cela peut être fait très rapidement », a dit M. Trump, en dénonçant le degré « d’animosité et de haine » qui prévaut entre les partis.

En septembre dernier, l’administration Trump a abrogé le programme DACA (Deferred Action for Childhood Arrivals), qui permettait aux Dreamers de travailler et d’étudier légalement aux États-Unis, même s’ils n’ont pas de papiers officiels. Cette mesure, mise en place sous Obama, protégeait environ 700 000 personnes.

Le président a donné aux élus jusqu’au 5 mars pour s’entendre sur le sort à réserver aux Dreamers. Sans entente, ils perdront tous leurs droits acquis, ce qui fait dire aux démocrates que « la vie de centaines de milliers d'immigrants est jetée dans la balance ».

Compte à rebours

À dix jours d’une possible fermeture de l’appareil gouvernemental, à défaut d’accord sur le budget, M. Trump s’est dit prêt à trouver un terrain d’entente sur les dossiers de l’immigration et de la sécurité des frontières.

Il est toutefois resté ferme sur la question du mur, l’une des promesses emblématiques de sa campagne électorale de 2016. « Nous avons besoin d’un mur », a-t-il martelé pendant la rencontre, à laquelle, fait rare, les journalistes ont pu assister pendant près d’une heure.

M. Trump a suggéré qu’une entente sur l’immigration pourrait se faire en deux étapes, soit de s’entendre d’abord sur les jeunes immigrants et la sécurité de la frontière, puis d’aborder ensuite les modifications plus globales des programmes.

Le représentant républicain Mark Meadows, chef du Caucus de la liberté (Freedom Caucus), un groupe de parlementaires à droite de l’échiquier politique, s’est déjà dit opposé à toute démarche en deux temps, estimant que la deuxième phase aboutit rarement, selon lui.

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