Le Parlement turc a approuvé dimanche une nouvelle Constitution qui augmenterait les pouvoirs décisionnels du président Recep Tayyip Erdogan.

Le document octroie le pouvoir de nommer ou de renvoyer des ministres. Il supprime également le poste de premier ministre, une première en Turquie, et créerait un poste ou des postes de vice-président.

Le Parlement et le président seraient par ailleurs élus au même moment et les prochaines élections auraient lieu le 3 novembre 2019.

Le parti de la Justice et du Développment (AKP) a amassé plus de 330 votes, soit la majorité des trois cinquièmes nécessaires pour que la nouvelle Constitution soit acceptée et soumise à un référendum. L'AKP détient 317 sièges sur 550 et a eu besoin de l'appui du parti de droite nationaliste MHP pour atteindre le nombre de voix requis.

Les 18 nouveaux articles de la Constitution qui renforce les pouvoirs de Recep Tayyip Erdogan seront examinés à nouveau lors de la seconde et dernière lecture, qui aura lieu dès mercredi.

Les députés en sont venus aux coups, dans la nuit de mercredi à jeudi, la semaine dernière, lorsque le texte a été débattu pour une première fois.

L'opposition s'objecte à ces nouveaux articles et accuse le président de dérive autoritaire, plus précisément depuis le putsch manqué survenu le 15 juillet 2016.

La Constitution turque qui est actuellement en vigueur date de 1982.

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