Après d'intenses négociations, la Grèce est parvenue à arracher un nouveau programme d'aide aux pays de la zone euro, en échange de douloureuses réformes.

« À l'unanimité, le sommet de la zone euro a trouvé un accord. Tout est prêt pour un programme du Mécanisme européen de stabilité destiné à la Grèce avec des réformes sérieuses et un soutien financier », a déclaré le président du Conseil européen, Donald Tusk.

La Grèce assure ainsi une restructuration de sa dette et le financement d'un programme de croissance d'une valeur de 35 milliards d'euros, a dit lundi le premier ministre grec, Alexis Tsipras. Le pays pourrait bénéficier de nouveaux investissements et éviter un effondrement financier.

L'accord permet ainsi à la Grèce de rester dans la zone euro, a précisé le président français François Hollande.

« Aujourd'hui, nous n'avions qu'un seul objectif. Après 17 heures de négociations, nous y sommes enfin parvenus. Vous pouvez dire que nous avons un "aGreekment" [NDLR : contraction d' agreement et de Greek] », a ajouté Donald Tusk.

Le Parlement grec et les autres parlements nationaux devront donner leur accord avant l'ouverture de nouvelles négociations. « Tout n'est pas joué », rappelle François Hollande.

Les négociations ont duré plus de 17 heures, puisque plusieurs pays, dont l'Allemagne, réclamaient davantage de garanties au gouvernement grec sur les réformes proposées.

La chancelière allemande, Angela Merkel, a déclaré que la Grèce est responsable des conditions plus sévères qui lui ont été imposées par la zone euro.

Berlin a dû renoncer à ce que le document fasse mention explicitement de la possibilité d'une « sortie momentanée » de la Grèce de la zone euro si elle ne respectait pas les conditions du plan d'aide.

Angela Merkel n'a pas voulu confirmer si elle faisait confiance à la Grèce pour mettre en œuvre le dispositif convenu. « La route sera longue et difficile », a-t-elle répondu.

Au début des pourparlers, la Grèce avait chiffré ses besoins financiers à 53,5 milliards d'euros (75,4 milliards de dollars canadiens). Ce montant a augmenté lorsque les négociateurs ont constaté les besoins du pays pour maintenir sa solvabilité. Ce troisième plan d'aide est de 86 milliards d'euros sur trois ans. 

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La Maison-Blanche a salué l'entente, y voyant un pas important et « crédible » dans la bonne direction. Le porte-parole du président Obama, Josh Earnest, a toutefois souligné que des « étapes importantes » restaient à franchir.

Les banques toujours fermées

Malgré l'accord conclu avec ses partenaires européens, le gouvernement Tsipras a de nouveau prolongé la fermeture des banques, en vigueur depuis le 29 juin. Le ministère des Finances a précisé par communiqué que cette mesure, qui a déjà été prolongée deux fois, serait appliquée « jusqu'à mercredi ».

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