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Un an de loyer pour rien dans l'attente d'une famille de réfugiés syriens à Toronto

Certains Ontariens qui parrainent de façon privée des réfugiés syriens attendent toujours leur arrivée au Canada, près d'un an après l'accueil en grande pompe des premiers avions nolisés par le gouvernement canadien.

Entretemps, ils doivent payer le loyer d’appartements vides ou de lieux d’entreposage. Mais ce qui est plus grave encore, c’est que les familles qu’ils veulent accueillir vivent dans des conditions extrêmement difficiles en attendant l’émission des visas.

Quelque 10 000 demandes de réfugiés syriens parrainés par le privé sont toujours en traitement. Seulement 70 employés du ministère de l’Immigration s’occupent de tous ces dossiers.

Son groupe attend depuis février une famille de sept personnes. Les parrains ont dépensé plus de 16 500 $ en loyer pour un appartement vide. La famille, elle, vit toujours au Liban, entassée dans un logement d’une pièce et forcée de compter sur la générosité des gens pour pouvoir se nourrir.

Ce qui nous attriste, c’est la situation dans laquelle se trouve cette famille, qui est une situation désastreuse alors que nous avons tout ici pour les accueillir et les aider à commencer une nouvelle vie.

Miloud Chennoufi

Le dossier de la famille est à l'étape de l'enquête de sécurité. M. Chennoufi assure que les membres de son groupe comprennent l'importance de ces vérifications effectuées par le gouvernement du Canada.

Déception

À Guelph, l’homme d’affaires Jim Estill a fait un don important pour pouvoir accueillir 50 familles de réfugiés syriens.

Dix-huit d’entre elles ne sont toujours pas au Canada. Les choses qui leur sont destinées sont dans un entrepôt en attendant leur arrivée.

« Le gouvernement nous avait donné l’impression qu’il voulait que les Canadiens se mobilisent et parrainent des familles », lance-t-il, déçu.

Le vice-président de la Conférence des évêques catholiques du Canada, monseigneur Lionel Gendron, reproche à Ottawa d’avoir fait beaucoup de promotion pour ensuite réduire les ressources du programme.

« Le gouvernement a vu que politiquement ça pouvait être rentable, et tant que ça pouvait être rentable, le gouvernement a fait un effort. »

La fin de l’attente?

Le ministre fédéral de l’Immigration promet que les parrains qui ont soumis une demande avant la fin du mois de mars accueilleront la famille qu’ils attendent, au plus tard, au début de 2017.

Probablement que je suis le seul ministre de l’Immigration dans le monde qui ne peut pas produire les réfugiés assez rapidement pour satisfaire la générosité des Canadiens.

John McCallum, ministre fédéral de l'Immigration

Selon le gouvernement fédéral, 212 groupes de parrains approuvés par le ministère de l'Immigration avant le 31 mars 2016 attendaient toujours l’arrivée de réfugiés syriens en date du 13 novembre 2016.

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