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Un attentat contre l’opposition iranienne déjoué à Paris

Un attentat prévu à l'occasion d'un rassemblement de l'opposition iranienne au nord de Paris a été déjoué. Trois personnes ont été placées en détention provisoire samedi en France, deux autres ont été inculpées en Belgique et une sixième personne a été arrêtée en Allemagne.

Le parquet fédéral belge a révélé lundi avoir arrêté à Bruxelles, samedi, un couple belge d’origine iranienne en possession de 500 grammes d’explosifs dans sa voiture.

Le couple est soupçonné d’avoir planifié un attentat à Villepinte, au nord de Paris, à l'occasion d’un rassemblement, samedi, des Moudjahidine du peuple iranien (MEK), un parti d'opposition iranien fondé en 1965 et interdit par les autorités iraniennes depuis 1981.

Près de 25 000 personnes ont participé au rassemblement, dont l’ancien président du Congrès américain Newt Gingrich et l’ancien maire de New York Rudy Giuliani.

Selon le parquet fédéral belge, l’attentat a pu être déjoué grâce à la collaboration des services de renseignements belges, français et allemands.

Le parquet de Paris a ouvert une enquête pour « association de malfaiteurs terroriste criminelle » le 28 juin, deux jours avant ce rassemblement, confiée à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), a précisé cette source.

Trois personnes ont été interpellées en France et seraient les complices du couple belge. Parmi eux, se trouve un homme de 54 ans, nommé Merhad A., arrêté samedi après-midi à Villepinte, selon une source proche du dossier. Les deux autres ont été arrêtés dans la région de Senlis, à une soixantaine de kilomètres au nord de Paris.

Les trois détentions provisoires ont été prolongées lundi, a indiqué la source judiciaire. Elles peuvent durer jusqu’à mercredi.

Un diplomate iranien impliqué

Un des contacts du couple, un diplomate iranien, a été arrêté en Allemagne, a aussi annoncé le parquet fédéral belge. Il s’agit d’Assadollah A., un conseiller de 46 ans à l’ambassade iranienne à Vienne.

Le Conseil national de la résistance iranienne (CNRI), fondé par un ancien chef des Moudjahidine du peuple réfugié en France, a accusé lundi le régime des mollahs d’avoir fomenté le projet d’attentat.

Ces événements surviennent alors que le président iranien Hassan Rohani a quitté Téhéran lundi en début d’après-midi pour une visite en Europe, présentée comme « capitale » pour l’avenir de l’accord sur le nucléaire iranien.

Il y a quelques mois, les États-Unis avaient décidé de se retirer de ce pacte et les pays européens tentent depuis de le sauver.

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