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Un autre ancien de Goldman Sachs dans l’administration Trump

Le président désigné des États-Unis, Donald Trump, a nommé Gary Cohn pour diriger son Conseil économique. Il s'agira du troisième banquier de Goldman Sachs à faire partie de sa future administration.

M. Cohn « aidera à concevoir des politiques économiques qui feront augmenter les salaires, mettront fin à l'exode des emplois à l'étranger et donneront naissance à de nouvelles opportunités pour les Américains qui rencontrent des difficultés », a affirmé M. Trump, lundi, dans un communiqué.

Gary Cohn, 56 ans, sera à la tête du Conseil économique national (NEC), une institution créée en 1993 par Bill Clinton. Ce Conseil doit coordonner la politique économique en faisant travailler les départements concernés.

« Je partage la vision du président élu Trump qui vise à s'assurer que chaque travailleur américain a sa place dans une économie florissante et nous nous attacherons à bâtir une nation forte, dynamique et prospère », affirme M. Cohn, cité dans le même communiqué.

Gary Cohn a commencé par vendre des fenêtres et travaillé dans la sidérurgie avant de rejoindre Goldman Sachs en 1990.

Il y a dirigé la très rentable division de courtage des obligations, des devises et des matières premières. Promu directeur des opérations, il était souvent considéré comme le successeur désigné de son directeur général, Lloyd Blankfein.

Un « gouvernement Goldman Sachs »

Deux anciens banquiers de la puissante firme ont déjà été nommés par le milliardaire new-yorkais pour faire partie de son équipe : Steve Mnuchin, qui était le directeur financier de son équipe de campagne, au poste de secrétaire au Trésor, et Stephen Bannon, cofondateur du site ultraconservateur Breitbart News, au poste de « stratège en chef » rattaché à la Maison-Blanche.

L'action de la banque a d'ailleurs gagné plus de 30 % en bourse depuis la victoire de M. Trump le 8 novembre.

Le président désigné prête ainsi une fois de plus le flanc aux critiques, qui parlent d’un « gouvernement Goldman Sachs », d’autant plus que M. Trump avait promis de changer les pratiques en mettant fin à la trop grande proximité entre les élus et Wall Street. En campagne électorale, le candidat républicain avait dénoncé à plusieurs reprises les liens entre son adversaire Hillary Clinton et Goldman Sachs.

Plusieurs membres de la future administration sont soit milliardaires, soit millionnaires, et très proches de la haute finance new-yorkaise.

La semaine dernière, les médias américains rapportaient que Donald Trump s'apprête à nommer au poste de secrétaire d'État le directeur général du géant pétrolier Exxon Mobil, Rex Tillerson, un homme qui a noué d'importantes relations d'affaires avec la Russie de Vladimir Poutine. M. Trump a annoncé qu'il officialisera mardi matin le nom de son secrétaire d'État.

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