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Un autre vote au Parlement grec, un autre test pour Tsipras

Le Parlement grec s'apprête à voter sur un deuxième train de réformes controversées, en échange de l'ouverture de négociations sur un nouveau plan d'aide des créanciers. Un vote qui risque de fragiliser la majorité du gouvernement d'Alexis Tsipras.

« Il est extrêmement important de boucler cette procédure des actions préalables afin que nous puissions entamer les négociations vendredi », a souligné le ministre des Finances, Euclide Tsakalotos, à la tribune du Parlement.

Les nouvelles mesures comprennent la réforme de la justice civile, l'accélération de la procédure de ventes aux enchères et le renforcement des liquidités des banques, rouvertes lundi après trois semaines passées sans ouvrir leurs portes.

Même s'il a exprimé des réserves sur certaines dispositions du projet de loi sur la réserve civile, le ministre de la Justice, Nikos Paraskevopoulos, entend voter en faveur des réformes.

La semaine dernière, les premières réformes - hausse de la TVA, réforme des retraites, des règles de négociation collective, du droit de grève et des licenciements, des privatisations - ont été approuvées, avec le soutien de l'opposition, par 229 des 300 voix de l'Assemblée.

Or, 39 députés du parti Syriza, le parti de gauche du premier ministre Alexis Tsipras, ont voté contre ou se sont abstenus. Élu en janvier dernier, Syriza avait promis de mettre fin aux politiques d'austérité, qui durent depuis cinq ans.

La coalition d'Alexis Tsipras, qui regroupe Syriza (149 élus) et le parti de droite nationaliste Anel (13 élus), dispose toujours d'une majorité théorique de 162 sièges sur les 300 que compte la Vouli, mais le premier ministre a vu son soutien tomber la semaine dernière à 123 voix, à la suite de la défection de 39 députés.

Le nouveau vote de mercredi permettra à Alexis Tsipras de compter ses soutiens.

Le désir de la majorité des Grecs est de rester dans la zone euro, a-t-il rappelé.

Adoption en vue 

Le syndicat des fonctionnaires Adedy et le syndicat PAME ont tous deux appelé leurs sympathisants à protester devant le parlement mercredi après-midi. La semaine dernière, des manifestants se sont opposés à la police, provoquant quelques incidents.

Le Parlement grec a néanmoins de bonnes chances de faire adopter cette deuxième série de mesures. Son objectif est de conclure un plan de sauvetage avant le 20 août, date butoir d'un remboursement à la Banque centrale européenne (BCE) de 3,188 milliards d'euros. Athènes espère obtenir plus de 80 milliards d'euros en trois ans.

Depuis lundi, la Grèce a remboursé 6,7 milliards à la BCE et au Fonds monétaire international, grâce à un fonds de 7,16 milliards d'euros débloqués d'urgence par l'UE.

Mardi soir, l'agence de notation Standard and Poor's a relevé la note du pays, de CCC- à CCC+, en jugeant que le risque d'une sortie de la Grèce de la zone euro s'était réduit.

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