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Un Canadien reconnu coupable de terrorisme aux États-Unis demande une 2e chance

Reconnu coupable d'avoir planifié un attentat terroriste dans le métro de New York et à Times Square, l'Ontarien de 20 ans Abdulrahman El-Bahnasawy a soumis une lettre écrite à la main demandant au juge une deuxième chance.

Le manuscrit de 24 pages est l’ultime tentative du jeune de Mississauga en Ontario pour faire changer d’idée le juge Richard Bernman de New York, qui doit rendre le verdict sur sa peine le 9 avril prochain. El-Bahnasawy risque la prison à perpétuité aux États-Unis.

« Je veux une vie stable. Je veux vivre une vie loin de la drogue, de la guerre et de la violence », dit le jeune El-Bahnasawy.

Dans sa lettre, il raconte avoir grandi au Koweït et s'être senti isolé en raison de son héritage égyptien. Après avoir déménagé au Canada, il est devenu dépendant aux drogues. Des lettres de ses parents décrivent également les tentatives de la famille pour l'aider, notamment en envoyant El-Bahnasawy dans un centre de toxicomanie et de santé mentale à Toronto.

Après une rechute, sa famille l’a envoyé dans une école islamique, où, décrit-il dans la lettre, il s’est rapidement intéressé à la religion.

L’islam pour régler ses problèmes

Pour lui, « l’islam réglerait tous les problèmes de la société ou du monde en général et que son système et son mode de vie auraient empêché la vie » qu’il vivait.

Il n’entre pas dans les détails des événements dont il a été reconnu coupable ou de ses interactions.

Il explique ensuite sa frustration qu’il avait à l’époque sur la façon dont l’Occident traitait l’Islam, frustration qui l’a poussé à l’extrémisme. Il décrit également la colère qu’il avait envers les États-Unis et ses alliés pour avoir « perturbés notre vie (sic) et assassiné nos civils avec des attaques aériennes irresponsables », racontant plus loin qu’il était donc approprié, selon lui, d’utiliser des méthodes similaires en sol américain.

El-Bahnasawy ne souhaite pas justifier ses actions avec ce message au juge, mais plutôt d’expliquer sa pensée de l’époque.

Demande de libération

Ses avocats plaident en faveur de sa libération en expliquant qu’El-Bahnasawy n’était pas un combattant endurci du groupe armé État islamique, mais un adolescent socialement isolé aux prises avec des problèmes d’estime de soi et qui a été arrêté trois jours avant un rendez-vous avec un médecin pour tenter de se soigner.

« Nous pensons qu'il devrait être libéré et autorisé à rentrer chez lui. C'était un jeune homme de 18 ans que le Canada aurait pu et aurait dû sauver », a déclaré son équipe juridique dans une déclaration à CBC/Radio-Canada.

Arrêté à l’âge de 18 ans pendant un voyage familial au New Jersey, El-Bahnasawy avait envoyé du matériel pour fabriquer des bombes à un contact qui s’est avéré être un agent incitateur du FBI.

El-Bahnasawy a plaidé coupable à de nombreux chefs d’accusation de terrorisme en octobre 2016, mais son dossier a été mis sous scellé pendant près d’un an jusqu’à l’arrestation de deux autres suspects.

Deux autres hommes, Talha Haroon, un citoyen américain de 19 ans vivant au Pakistan, et Russel Salic, un citoyen philippin de 37 ans, ont quant à eux été arrêtés en dehors des États-Unis pour complot dans cette affaire.

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