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Un candidat défait à la présidentielle française s'allie à Marine Le Pen

Le président du parti Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan, a annoncé vendredi qu'il appuie Marine Le Pen en vue du second tour de l'élection présidentielle et qu'il a signé un accord de gouvernement avec elle.

« Ce soir, j'annonce officiellement que je soutiendrai Marine Le Pen, que je ferai campagne avec elle », a-t-il déclaré au téléjournal de 20 h de France 2, quelques heures après avoir rencontré la leader du Front national dans un appartement du XVIIe arrondissement de Paris.

Marine Le Pen « n'est pas d'extrême droite », a plaidé M. Dupont-Aignan, qui a terminé au sixième rang du premier tour de la présidentielle, dimanche dernier, avec 4,7 % des appuis.

« Je pense que la France est à la croisée des chemins, je pense que notre pays est très mal parti, a vécu cinq ans terribles avec Hollande », a fait valoir celui qui est aussi maire d’Yerres et député de l’Essonne à l’Assemblée nationale.

« Je pense que Macron est un Hollande puissance 10 et que tout est fait pour l’imposer à la tête de notre pays. Tous ceux qui ont échoué en France depuis 30 ans sont avec Emmanuel Macron », a-t-il soutenu.

Selon Nicolas Dupont-Aignan, l'élection de Marine Le Pen à la présidence française constitue une « occasion de mettre fin à une cassure absurde entre les patriotes et les Républicains ».

Le candidat de La France insoumise, Jean-Luc Mélenchon, a pour sa part répété vendredi qu'il ne donnera aucune consigne de vote à ses partisans pour le second tour.

« Je vous appelle à cheminer, à vous mettre en mouvement et à rester unis », a-t-il déclaré à ses électeurs sur YouTube, faisant fi des nombreuses critiques que lui attire cette position.

M. Mélenchon a recueilli 19,58 % des suffrages exprimés au premier tour.

Le Pen annoncera le nom de son premier ministre avant le second tour

La leader du Front national a pour sa part annoncé vendredi qu'elle dévoilera le nom de son premier ministre « avant le second tour » de l'élection présidentielle qui l'oppose à Emmanuel Macron.

La députée européenne a également annoncé qu'un futur gouvernement qu'elle formerait ne serait pas forcément paritaire.

« Ce que je considère important, c’est des hommes et des femmes solides qui sont convaincus, compétents et patriotes », a-t-elle expliqué.

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