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Un conseiller de Trump évoque une « fin heureuse » au conflit commercial sino-américain

Les principaux conseillers économiques du président Trump tentent à nouveau de calmer les craintes d'une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine, au lendemain d'une journée marquée par d'importants mouvements sur les marchés boursiers.

S’adressant aux journalistes de la Maison-Blanche, le nouveau directeur du Conseil économique national, Larry Kudlow, a notamment dit croire que les négociations commerciales en cours entre les deux grandes puissances économiques de la planète pourraient déboucher sur une « fin heureuse ».

« Notre intention n'est pas de punir qui que ce soit. Notre intention est d'ouvrir des marchés et des investissements et de faire tomber des barrières », a-t-il fait valoir, en maintenant que d’éventuels dégâts portés à l'économie américaine seraient à mettre au passif de la Chine.

Dans une entrevue accordée plus tôt dans la journée à Fox Business Network, cet ancien analyste des questions économiques de CNBC a aussi dit s'attendre à ce que les deux pays finissent par surmonter leur différend commercial.

La crainte d’une guerre commerciale a été ravivée plus tôt cette semaine après que Washington et Pékin eurent annoncé à quelques heures d’intervalle qu’ils pourraient imposer des droits de douane de 25 % sur des produits importés d'une valeur cumulée de 100 milliards de dollars américains.

Même si aucune de ces taxes n'est encore en vigueur, et qu’il pourrait s'écouler plusieurs semaines avant qu'elles le soient, les marchés boursiers n’ont guère apprécié ce développement. Ils se sont fortement repliés mercredi matin, avant de ressaisir vers midi et de terminer la journée en hausse.

Des propos qui auraient rassuré les marchés

Certains analystes de l’actualité économique attribuent d’ailleurs ce changement de direction de la bourse aux propos rassurants tenus par M. Kudlow en matinée. Il avait alors nié qu’une guerre commerciale soit en cours, en assimilant plutôt les derniers développements à un long processus de négociation, déjà en cours.

« Nous n’en sommes qu’à de premières propositions. Nous les diffusons pour commentaires. Cela va prendre quelques mois. Je doute qu’il y ait des actions concrètes avant plusieurs mois », a-t-il déclaré mercredi à Fox Business Network, au surlendemain de son entrée en fonction à la Maison-Blanche.

Larry Kudlow avait également assuré que le président Trump était en fait un partisan du libre-échange, et qu’il cherchait simplement à rééquilibrer les échanges commerciaux avec la Chine. Selon le gouvernement américain, le déficit des États-Unis avec la Chine s’est établi à 375,2 milliards en 2017.

Cet argument a d’ailleurs été repris jeudi matin par un autre conseiller économique du président Trump, Peter Navarro. Ce dernier est considéré comme un faucon sur les questions économiques et un chaud partisan d’une ligne dure face à la Chine.

« La vision stratégique [du président Trump] est de parvenir à un monde qui n’est pas dominé par d’importants déséquilibres commerciaux ou des pratiques commerciales injustes et non réciproques, mais un monde de libre-échange », a-t-il assuré en entrevue à CNBC.

Selon les plus récents chiffres publiés jeudi par le département américain du Commerce, le déficit commercial américain s’est encore creusé en février. Il s’est établi à 57,6 milliards de dollars, en hausse de 1,6 % par rapport à janvier. Il s’agit d’un niveau inégalé depuis octobre 2008.

Le déficit des seules marchandises (75,9 milliards de dollars) s'est, lui, hissé à son plus haut niveau depuis juillet 2008, malgré une diminution du déficit avec la Chine. Le déficit des marchandises avec la Chine a en effet chuté de 18,6 % à 29,3 milliards de dollars, avec des importations en baisse de 14,7% et des exportations stables.

Cette baisse n'est cependant pas de nature à changer la tendance de fond dans les relations commerciales entre les deux pays, puisque le déficit des biens avec Pékin a bondi de 20,2 % depuis le début de l'année.

Les marchés boursiers poursuivent pour leur part leur tendance à la hausse des dernières heures. Un peu avant midi, le Dow Jones grimpait de 1,3 %, tandis que le S&P 500 et le NASDAQ étaient en hausse de 0,9 %.

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