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Un ex-infirmier allemand aurait tué au moins 86 patients, selon les enquêteurs

Un infirmier reconnu coupable d'avoir tué deux patients en Allemagne en leur administrant des surdoses de médicaments pourrait avoir en réalité assassiné au moins 86 personnes, et le bilan pourrait être plus élevé encore, estiment les enquêteurs.

Plusieurs de ces morts auraient pu être évitées si les autorités sanitaires avaient agi plus rapidement, croit par ailleurs le chef de la police d'Oldenburg, Johann Kuehme.

Niels Hoegel, aujourd'hui âgé de 40 ans, a été reconnu coupable de deux meurtres et de deux tentatives de meurtre dans un hôpital de Delmenhorst, en 2015.

Il a été condamné à la prison à perpétuité.

Les enquêteurs croient cependant depuis longtemps qu'il a tué beaucoup plus de gens; ils avaient avancé l'an dernier que le nombre de victimes pourrait s'élever à 43, au minimum.

M. Kuehme a annoncé lundi que les autorités avaient obtenu des preuves pour 84 assassinats, en plus de deux pour lesquels Niels Hoegel a déjà été condamné.

Le nombre de morts est sans doute plus élevé, parce que certaines victimes présumées ont été incinérées, ce qui rend impossible la collecte de preuves.

Selon le chef de police, si les responsables des établissements d'Oldenburg et de Delmenhorst n'avaient pas hésité à alerter les autorités, le tueur aurait pu être arrêté plus tôt.

D'anciens employés des deux établissements pourraient d'ailleurs faire face à des poursuites criminelles.

Niels Hoegel a travaillé à l'hôpital d'Oldenburg de 1999 à 2002, puis à Delmenhorst de 2003 à 2005.

Pendant son procès, l'ex-infirmier a déclaré qu'il avait intentionnellement provoqué des arrêts cardiaques chez quelque 90 patients à Delmenhorst parce qu'il aimait la sensation de pouvoir les ressusciter.

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