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Un imam pourrait avoir radicalisé les auteurs de l’attentat de Barcelone, selon l’enquête

Au moment où les Espagnols amorcent leur troisième journée de deuil national à la suite des attentats de Barcelone et de Cambrils, les enquêteurs évoluent dans leurs recherches. Ils sont désormais sur la piste d'un imam soupçonné d'avoir radicalisé la douzaine de jeunes qui auraient comploté en vue de commettre ces attaques.

L’imam en question se nomme Abdelbaki As Satty. Il est originaire de la ville de Ripoll, une petite ville du nord de la Catalogne, d’où proviendraient également plusieurs responsables des attentats.

Il n'est pas exclu que l'imam ait péri dans l'explosion d'une maison mercredi à Alcanar, une localité située au sud de Barcelone. L’ADN trouvé dans la demeure appartient à deux hommes. Les enquêteurs pensent que les suspects des attaques qui ont été lancées le lendemain préparaient un attentat d'envergure, mais que l'explosion accidentelle de leur arsenal les a conduits à modifier leur plan d’origine.

La police a d’ailleurs indiqué dimanche avoir retrouvé 120 bonbonnes de butane dans la maison d'Alcanar.

La police est d’avis que le conducteur de la fourgonnette qui a tué 13 piétons jeudi à Barcelone était seul à bord du véhicule. Elle a dit ignorer, dimanche, si ce suspect principal, qui pourrait être Younès Abouyaaqoub, un Marocain de 22 ans, se trouve toujours en Espagne.

Les attaques de Barcelone et de Cambrils ont fait 14 morts et plus de 100 blessés.

Au moins 12 personnes, selon les derniers éléments de l'enquête, composaient la cellule à l'origine des deux attaques. Cinq suspects ont été tués à Cambrils et trois autres djihadistes ont été identifiés parmi les personnes tuées sur les Ramblas de Barcelone, selon la Generalitat, l'exécutif catalan. Quatre suspects âgés de 21 à 34 ans sont toujours détenus.

Par ailleurs, des centaines de personnes étaient rassemblées dimanche matin à la Sagrada Familia pour assister à une messe solennelle en hommage aux victimes.

Le roi Felipe, la reine Letizia et le premier ministre espagnol Mariano Rajoy étaient notamment présents.

Le cardinal Joan Josep Omella a mentionné qu'il fallait poursuivre l'objectif de vivre ensemble dans « la paix, le respect, la coexistence fraternelle et l'amour ».

Une minute de silence sera également consacrée samedi soir aux victimes de l'attentat lors du premier match de la saison du FC Barcelone au stade de soccer Camp Nou, qui se déroulera sous haute sécurité.

Le gouvernement espagnol maintient le niveau d'alerte terroriste à 4 dans le pays, sur une échelle de 5. Le niveau 5 est établi lorsqu’un attentat est imminent.

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