Les forces policières de Kirkouk, en Irak, ont intercepté dimanche soir un adolescent portant une ceinture d'explosifs, qui s'apprêtait à faire détoner sa charge. Elles croient que le jeune homme, né en 2001, devait se faire exploser devant un lieu de pèlerinage chiite.

« Le garçon a dit pendant son interrogatoire qu'il avait été kidnappé par des hommes masqués, qui ont placé des explosifs sur lui, et l'ont envoyé dans le secteur », a expliqué un responsable des services de renseignement de Kirkouk, Chato Fadhil Humadi.

Selon ce dernier, le garçon provenait de Mossoul, grande ville du nord de l'Irak qui est contrôlée par l'État islamique depuis juin 2014. Il serait arrivé la semaine dernière à Kirkouk, une ville multiethnique et multiconfessionnelle située à 240 km au nord de la capitale, Bagdad.

L'arrestation de l'adolescent est survenue quelques heures après que le président turc Recep Tayyip Erdogan eut affirmé qu'un enfant âgé entre 12 et 14 ans était le kamikaze responsable du carnage commis samedi lors d'un mariage kurde dans la ville de Gaziantep.

SI M. Erdogan a imputé ce sanglant attentat au groupe armé État islamique (EI), les forces de l'ordre irakiennes n'ont rien dit de tel, du moins jusqu'ici.

L'agence de presse de l'EI a cependant revendiqué un autre attentat commis à Kirkouk une heure avant l'arrestation de l'adolescent. L'assaillant, qui tentait de pénétrer dans une salle de prière chiite, a été abattu par des policiers.

État islamique, le règne de la terreur

Deux autres incidents similaires ont aussi eu lieu à Kirkouk au cours des dernières heures, selon les autorités irakiennes.

Les forces kurdes contrôlent Kirkouk depuis que les forces de sécurité irakiennes ont fui la région devant les avancées de l'EI dans le nord de l'Irak, il y a deux ans. La ville abrite cependant non seulement des Kurdes, mais aussi des Arabes et des Turkmènes.

Plus d'articles

Commentaires