Retour

Un mot pour décrire les politiciens américains

Le plus récent sondage sur l'appui aux candidats à la présidentielle confirme les tendances estivales. Trump solidifie son avance, Clinton perd des plumes. En fouillant dans les résultats, on remarque quelques détails inquiétants pour les meneurs.

Un billet de Yanik Dumont Baron correspondant à Washington

Les appuis à Hillary Clinton ont fondu de 10 % durant le chaud mois d'août. Et une majorité d'électeurs voient l'ex-secrétaire d'État sous une lumière négative, la croyant malhonnête. Il n'y a qu'à regarder les trois principaux mots qui viennent en tête aux électeurs en pensant à elle.

Ce qui est plus inquiétant encore pour Hillary Clinton, c'est l'appui à Joe Biden, un candidat encore hypothétique. L'actuel vice-président est le mieux perçu de tous les candidats. Et il obtient les meilleurs résultats dans un scénario où il affronterait les républicains les plus populaires.

Contre Bush par exemple, la victoire de Hillary Clinton serait si mince... qu'en tenant compte de la marge d'erreur, elle pourrait se transformer en défaite.

Donald Trump, lui, a vu ses appuis augmenter au cours du mois d'août. Ils sont passés de 20 à 28 %. Une avance de 16 points sur celui qui arrive second, Ben Carson. Jeb Bush? Il a quatre fois moins d'appuis que Trump.

Mais attention, le quart des républicains affirment qu'ils ne voteront jamais pour Donald Trump. Comme Clinton, le milliardaire au franc-parler a bien des étiquettes qui lui collent sur le dos.

Que retenir de Jeb Bush, celui qu'on a longtemps vu comme le choix des républicains? Son nom de famille lui colle à la peau, il n'arrive pas à se défaire de l'image d'un politicien ennuyeux, modéré.

Le frère et fils d'anciens présidents se présente souvent comme la tortue de la fable, qui remportera la longue course... Une invitation à la patience avant les primaires de l'an prochain?

Plus d'articles

Commentaires