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Un projet d'attentat « imminent » déjoué en France

Trois hommes et une adolescente ont été arrêtés vendredi matin dans les environs de Montpellier relativement à un « projet d'attentat imminent », selon les autorités françaises. Trois d'entre eux sont « directement suspectés » dans cette affaire.

Les arrestations ont été effectuées par la Sous-direction anti-terroriste (SDAT) à Montpellier, Clapiers et Marseillan, au terme d'une enquête ouverte il y a deux semaines par la section antiterroriste du parquet de Paris, indique le ministre français de l'Intérieur, Bruno Le Roux, dans un communiqué

« Selon les premiers éléments recueillis, [l'opération] a permis de déjouer un projet d'attentat imminent sur le sol français », ajoute le ministre, après avoir précisé que des « explosifs en cours de fabrication » ont aussi été découverts par les forces antiterroristes.

Ces informations, distillées dans un communiqué de trois paragraphes, sont les seules à être confirmées de source officielle. S'appuyant sur des sources policières et judiciaires, les médias français avancent toutefois de multiples hypothèses sur les tenants et aboutissants de cette nouvelle menace.

Selon ces sources, ce sont des hommes de 20, 25 et 33 ans et une jeune fille de 16 ans qui ont été arrêtés, et leurs explosifs étaient destinés à être utilisés pour commettre un attentat-suicide contre un site touristique à Paris.

Environ 70 grammes de TATP, un explosif très puissant, et du matériel permettant d'en fabriquer - acétone, acide sulfurique, eau oxygénée, seringues, gants de protection - ont été retrouvés au domicile du jeune homme de 20 ans. Ce dernier serait en couple avec l'adolescente, qui était convertie à l'islam. Tous deux étaient connus pour leur radicalisation.

BFM-TV soutient que c'est ce jeune homme qui est suspecté d'avoir voulu commettre une action kamikaze en France, tout juste après s'être marié religieusement avec la jeune femme. Il aurait tenté de se rendre en Syrie en novembre 2015.

L'adolescente aurait quant à elle prévu de se rendre en Syrie tout juste avant l'attaque. Elle aurait enregistré, le 8 février, une vidéo d'allégeance au groupe armé État islamique. Le plus âgé des suspects,également connu pour sa radicalisation, devait l'aider la jeune fille à se procurer un faux passeport et à préparer son itinéraire.

Selon L'Express, au moins trois des suspects auraient été arrêtés alors qu'ils achetaient de l'acétone. Le quatrième aurait été arrêté au domicile du jeune homme de 20 ans au moment de l'interpellation. Les policiers ne sont pas certains de son implication dans le projet.

« Nous pensons qu'il y avait un projet de passage à l'acte mais à ce stade, nous ne savons ni où, ni quand, ni comment », précise une source proche de l'enquête. « La volonté de passer à l'acte et de confectionner plusieurs engins explosifs semble matérialisée », a précisé une autre.

La jeune fille de 16 ans aurait été repérée sur les réseaux sociaux, après avoir exprimé la volonté de partir en zone syro-irakienne ou sinon de frapper la France. « L'un des mentors était un des objectifs de la Direction générale de la sécurité intérieure », indique une source policière de L'Obs.

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