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Un rapport de l'ONU attendu cette semaine sur les attaques chimiques en Syrie

Les responsables des attaques chimiques en Syrie pourraient être connus cette semaine. Des enquêteurs de l'ONU, chargés de faire la lumière sur cette affaire, doivent publier éminemment les résultats de leurs recherches, selon des diplomates.

L'enquête a été déclenchée il y a un an, après des attaques au chlore contre trois villages en Syrie qui ont fait 13 morts. 

Les 24 enquêteurs de la mission d'enquête conjointe (JIM), créée par l'ONU et l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques, ont examiné 9 cas d'attaques chimiques.

Les pays occidentaux attribuent la majorité de ces attaques aux forces gouvernementales syriennes, mais Damas nie avoir utilisé des armes chimiques. 

Le rapport est attendu avant la fin août, mais le mandat des enquêteurs pourrait être prolongé si leur travail n'est pas terminé ou si leur enquête n'est pas encore concluante.

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Le Conseil de sécurité de l'ONU prévoit des sanctions contre les responsables dès qu'ils seront identifiés. Or, la Russie et la Chine, qui soutiennent le régime de Bachar Al-Assad, pourraient utiliser leur droit de veto pour empêcher l'adoption de toute mesure contre le gouvernement syrien. 

La France, le Royaume-Uni et les États-Unis accusent le régime Assad. Pourtant, la Russie juge qu'il n'y a pas de preuves pour l'inculper et croit que c'est plutôt l'opposition qui a utilisé des armes chimiques. 

Le représentant permanent adjoint de la France auprès de Nations unies, Alexis Lamek, soutient que les enquêteurs manquent de « preuves crédibles et fiables », mais ajoute que l'enquête progresse. C'est ce qui était indiqué dans une ébauche du rapport, publiée par la mission d'enquête conjointe en juin. 

Les enquêteurs ont commencé les recherches sur le terrain en mars, mais elles ont été ralenties par l'insécurité liée à la guerre et parce qu'elles dépendaient du bon vouloir des autorités. 

La plupart des attaques au chlore visées par l'enquête auraient été perpétrées par le gouvernement syrien, selon les pays occidentaux. Seule l'attaque de gaz moutarde à Marea en 2015 serait la responsabilité du groupe armé État islamique. 

Des centaines de personnes sont mortes le 21 août 2013, à la suite d'une attaque chimique à l'est de Damas. Le régime de Bachar Al-Assad avait alors donné son aval à un plan de démantèlement des stocks de gaz de moutarde et sarin. En janvier, l'Organisation pour l'interdiction des armes chimiques a annoncé que l'arsenal avait été détruit.

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