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Un rassemblement à Bruxelles perturbé par des manifestants d'extrême droite

Plusieurs centaines de Belges se sont rassemblés dimanche sur la place de la Bourse, au coeur de Bruxelles, malgré l'annulation, la veille, de la « marche contre la peur » pour des raisons de sécurité. 

Le rassemblement, qui s'est déroulé sous une forte présence policière, a été interrompu en après-midi par une centaine de manifestants d'extrême droite, arrivés par surprise. Encerclés par les policiers, tout de noir vêtus, ils ont scandé des slogans racistes, le poing dans les airs.

L'escouade antiémeute les a peu à peu repoussés de l'autre côté de la rue, au grand plaisir des autres personnes réunies sur les marches de la place de Bourse, qui ont répliqué en scandant que la Belgique est multiculturelle et « antifasciste ».

Les manifestants en noir ont été arrosés par les policiers de puissants jets d'eau.

Samedi, le maire de Bruxelles, Yvan Mayeur, et le ministre de l'Intérieur, Jan Jambon, ont demandé aux organisateurs d'annuler la « marche contre la peur » prévue dimanche, pour des raisons de sécurité. 

« Vu le niveau 3 [NDLR : niveau d'alerte sur une échelle de 4] de la menace qui reste maintenu, vu les enquêtes en cours [...] et étant donné la mobilisation et la capacité policière sur le terrain [...] nous voulons inviter les citoyens à ne pas manifester », avait alors déclaré le maire Mayeur.

Le but initial de la marche était de créer « un rassemblement citoyen » pour « mettre en avant le vivre-ensemble et la solidarité » et « montrer à ceux qui veulent nous mettre à genoux que nous resterons debout ».

 

Déficience admise 

Par ailleurs, le ministre de l'Intérieur  a admis dimanche qu'une certaine « négligence » dans la lutte contre la « violence extrême », au cours des décennies précédentes, a provoqué des « déficiences » dans le système de sécurité.

Jan Jambon affirme que son gouvernement a investi 600 millions d'euros dans les services de sécurité et la police au cours des deux dernières années, mais il avoue que des erreurs ont été commises en lien avec les attentats de mardi dernier qui ont fait 31 morts et 270 blessés.

Il faut du temps pour que les récents investissements aient des répercussions « visibles » et pour que l'embauche d'experts de la lutte antiterroriste et l'acquisition d'équipement spécialisé donne des résultats, fait-il valoir.

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