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Un ressortissant canadien accusé d’être l’un des cerveaux de l'attentat de Dacca

Tamim Chowdhury, un ressortissant canadien, est accusé par la police du Bangladesh d'avoir joué un rôle dans l'attentat survenu dans un restaurant diplomatique de la capitale, Dacca, le 1er juillet 2016, au cours duquel 20 personnes ont été tuées.

L'homme d'une trentaine d'années, qui possède la double nationalité canadienne et bangladaise, est soupçonné d'avoir dirigé une faction d'un groupe islamiste local, le Jamyetul Mujahideen Bangladesh (JMB). Cette organisation, qui réclame l'instauration d'un État islamique sur le territoire bangladais, est accusée d'avoir tué des dizaines d'étrangers et de membres de minorités religieuses.

La prise d'otages et la fusillade du 1er juillet ont été revendiquées par le groupe armé État islamique. Les autorités du pays ont toutefois nié la présence de tout groupe djihadiste international dans le pays et ont plutôt attribué la responsabilité des attaques au JMB.

M. Chowdhury est également soupçonné d'avoir participé à une autre attaque quelques jours plus tard, lors d'un rassemblement de fidèles célébrant la fin du ramadan dans le nord du Bangladesh, faisant trois morts.

Arrivé au Bangladesh depuis le Canada il y a près de trois ans, M. Chowdhury dirigeait et finançait une campagne de radicalisation auprès de jeunes musulmans, selon des officiers chargés de l'enquête.

« [Tamim Chowdhury] a entraîné les extrémistes qui ont perpétré les deux attaques ainsi que les neuf extrémistes tués », mardi, dans un raid de la police dans une banlieue de Dacca, selon un officier qui a parlé à l'AFP sous le couvert de l'anonymat.

Le rôle de Chowdhury a été révélé lors de l'interrogatoire d'un présumé islamiste, arrêté lors du raid de mardi. L'individu a affirmé que Chowdhury lui avait fourni de « l'argent, des explosifs et des armes », en plus de l'avoir « entraîné et conseillé ».

Des services de renseignement étrangers avaient lancé une alerte à l'endroit de Tamim Chowdhury un an plus tôt, pour cause d'activités suspectes.

Une enquête est en cours pour déterminer les éventuels liens entre la faction du JMB que dirigeait Tamim Chowdhury et le groupe armé État islamique.

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