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Une attaque contre un hôtel prisé par les touristes fait 2 morts au Mali

Des hommes armés ont attaqué dimanche au Mali un lieu de villégiature prisé des expatriés occidentaux, situé juste en dehors de Bamako, faisant au moins deux morts, dont une Franco-Gabonaise, rapportent les autorités, qui ont évoqué une attaque terroriste.

Trente-six clients, dont 13 Français, ont pu être secourus, a précisé lors d'une conférence de presse le ministre de la Sécurité, Salif Traoré, qui s'est rendu sur place.

Quatre hommes armés à moto et une voiture ont pris d'assaut « Le Campement Kangaba », un complexe touristique à l'est de la capitale malienne où des ressortissants étrangers ont l'habitude de passer le week-end.

« Au début, nous avions pensé qu'il s'agissait de bandits armés, mais nous savons comment agissent les bandits armés, ils n'essaient pas de défendre un territoire, donc nous pensons désormais qu'il s'agit d'une attaque terroriste », a dit à des journalistes Salif Traoré.

Les forces de sécurité maliennes, ainsi que des véhicules aussi bien de la force de l'ONU au Mali (Minusma) que des forces françaises entouraient le site, qui était également survolé par un hélicoptère, selon un témoin de Reuters.

Lors d'une conférence de presse, Salif Traoré a dit que les forces maliennes avaient tué deux des assaillants, mais que les deux autres s'étaient échappés et qu'ils étaient recherchés.

« Nous sommes actuellement en train de passer la zone au peigne fin pour nous assurer que personne ne se cache sur les lieux », a-t-il ajouté, précisant que huit policiers avaient été blessés lors d'un échange de coups de feu avec les assaillants.

L'une des victimes de l'attaque est une citoyenne franco-gabonaise tandis la nationalité de l'autre est en cours de vérification, a poursuivi le ministre de la Sécurité.

Les deux victimes ont été tuées par balles. Deux employés de l'hôtel et deux autres clients ont été blessés, également par des armes à feu.

Un témoin proche de l'hôtel a dit avoir vu des Occidentaux s'enfuir de l'hôtel « pendant que des policiers en civil échangeaient des tirs avec des assaillants qui, semble-t-il, étaient à l'intérieur ».

Les forces françaises au Mali n'ont pas fait de commentaire dans l'immédiat.

La France a lancé, sous la présidence de François Hollande, l'opération Serval en janvier 2013 pour contrer l'avancée de groupes armés touaregs et islamistes qui menaçaient de s'emparer de la capitale Bamako, opération qui a été remplacée en 2014 par l'opération Barkhane qui couvre cinq pays de la région.

Si l'intervention française a permis de chasser en grande partie les groupes armés, ces derniers ont multiplié ces derniers mois les attaques à l'engin explosif contre les forces locales et internationales, notamment dans le Nord.

Al-Qaïda au Maghreb islamique et le groupe Al Mourabitoune ont aussi revendiqué la responsabilité de l'attaque d'un hôtel de Bamako, le Radisson Blu, qui a fait 20 morts en novembre 2015, en plus des deux assaillants.

Aux militaires français du dispositif Barkhane, déployés dans tout le Sahel, s'ajoute la force de l'ONU au Mali, la Minusma, qui compte plus de 10 000 hommes.

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