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Une demande record de 4,3 milliards de l'UNICEF

L'UNICEF réclame un financement de 4,3 milliards de dollars (3,3 milliards de dollars américains) pour l'année 2017 afin d'aider les millions d'enfants de la planète qui sont confrontés à la guerre, à la faim et à d'autres crises humanitaires.

L’appel de financement du Fonds des Nations unies pour l’enfance constitue sa plus importante demande en 70 ans d’histoire. « Chaque année on exprime nos besoins en aide humanitaire », a déclaré le directeur des programmes d’urgence de l'UNICEF, Manuel Fontaine, en entrevue à ICI Première.

M. Fontaine explique l’importance des nouvelles demandes de l'UNICEF par la durée des conflits en Syrie, au Nigeria et en Irak, notamment, mais également en raison de la multiplication des crises de malnutrition.

Le financement demeure la base de l’action de l'UNICEF, explique M. Fontaine, en soulignant que « le Canada est l’un des principaux supporteurs qui financent l’organisme de façon très généreuse ».

Les ressources sont essentielles si on veut avoir les moyens logistiques et le personnel à déployer sur place.

Manuel Fontaine

L’agence onusienne pour l’enfance précise que 40 % de la somme réclamée cette année serait consacrée aux enfants déplacés sur le territoire syrien ou qui ont fui le pays pour échapper à la guerre civile.

Le financement et l'accessibilité des enfants

L’UNICEF avait demandé un financement de 3,67 milliards de dollars (2,8 milliards de dollars américains) l’an dernier. Cette demande de financement avait ensuite été haussée à 4,2 milliards de dollars (3,2 milliards de dollars américains) en raison de l’intensification des conflits au Yémen, au Soudan du Sud et en Irak.

Les États-Unis s’étaient avérés les principaux bailleurs de fonds de l'UNICEF, l’an dernier, en vertu d’une contribution de 533 millions de dollars (407 millions de dollars américains) suivis par l’Allemagne, qui avait allongé 327 millions de dollars (250 millions de dollars américains).

Le financement n’est toutefois pas, seul, garant de succès sur le terrain. L’accès aux enfants est parfois compliqué par des groupes armés qui refusent que l'UNICEF intervienne.

« Ce qui semble se détériorer, c’est l'accès, c’est la politisation des crises et le fait que ça devient de plus en plus difficile d’accéder à des enfants dans les conflits, déplore M. Fontaine. La protection des enfants est une réelle préoccupation dans ces situations et il faut qu’on en prenne conscience et qu’on agisse. »

Malgré l’augmentation des budgets requis, Manuel Fontaine estime que la situation générale des enfants s’améliore dans le monde. Il souligne que 12 millions d’enfants mouraient chaque année, il y a 25 ans, de « causes évitables ».

« Il y a toujours 6 millions d’enfants qui meurent chaque année, ce sont encore 6 millions de trop, mais c’est quand même un progrès », conclut M. Fontaine en précisant que les enfants sont également plus scolarisés que lors de la création du Fonds des Nations unies pour l’enfance.

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