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Une explosion fait 3 morts dans un centre commercial de Bogota

Trois femmes, dont une jeune Française, ont été tuées et neuf autres blessées samedi après la détonation d'un engin explosif dans les toilettes d'un centre commercial huppé de Bogota, la capitale de la Colombie.

« Nous avons trois femmes tuées dans cette lâche attaque terroriste que nous regrettons profondément. L'une des victimes était une Française de 23 ans, qui effectuait un service social dans un quartier pauvre de Bogota », a déclaré à la presse le maire de la ville, Enrique Peñalosa.

Le président colombien Juan Manuel Santos, qui s'est lui aussi rendu sur les lieux, a également condamné l'attaque, promettant de traduire en justice ceux qui en sont responsables. « Nous ne laisserons pas le terrorisme nous effrayer », a-t-il dit.

Le centre commercial Andino connaissait une forte affluence quand l'explosion s'est produite dans les toilettes pour femmes du deuxième étage.

Aucun groupe n'a revendiqué la responsabilité de cet attentat à la bombe.

Il s'agit de la première attaque commise à Bogota depuis le 19 février, quand une bombe avait frappé des policiers, faisant un mort et 25 blessés.

L'attaque avait été revendiquée par l'Armée de libération nationale (ELN), la deuxième force rebelle dans le pays. Mais l'ELN, qui a ouvert des négociations avec le gouvernement, a condamné sur Twitter cette attaque visant samedi des civils.

« L'ELN condamne l'attaque au centre commercial Andino contre des civils. L'ELN ne mène jamais d'actions visant la population civile », affirme le groupe constitué de quelque 2000 combattants et qui attaque fréquemment les militaires et les infrastructures économiques du pays.

Un accord de paix signé l'an dernier avec l'autre mouvement historique de rébellion colombienne, les Forces armées révolutionnaires de Colombie (FARC), a fait naître les espoirs de voir cesser ce type d'attaques à la bombe.

De source policière, on fait part de menaces d'attaques émanant du « Clan del Golfo » (Clan du Golf), un groupe d'anciens paramilitaires d'extrême droite reconvertis dans le trafic de drogue.

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