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Une famille syrienne établie à Jonquière s’inquiète pour ses proches qui vivent les frappes de près

Ibrahim, 14 ans, et sa mère Rehab viennent de Quatinah en banlieue de Homs. C'est là que deux sites de production et de stockage présumé d'armes chimiques ont été bombardés vendredi par les Américains, les Français et les Britanniques. Ils habitent maintenant à Jonquière avec leur famille, loin des bombes et de leurs proches. Aujourd'hui, ils sont partagés entre soulagement et inquiétude.

Un texte de Mélissa Savoie-Soulières d’après le reportage de Michel Gaudreau

Dès qu'ils ont entendu la nouvelle, le jeune Ibrahim et sa mère ont tenté de joindre des membres de leur famille et des amis restés en Syrie. En raison d’une mauvaise connexion internet, ils n'ont pas pu leur parler.

« C’est difficile », de dire Rehab.

Ce n'est que samedi matin qu'ils ont pu les joindre. Ils ont rapidement compris que leurs proches avaient vécu les frappes occidentales de très près.

La chance de vivre au Saguenay

La famille de réfugiés s’estime chanceuse de vivre à l'abri des bombes à Saguenay. Elle a été accueillie par la paroisse Saint-Dominique de Jonquière. L’abbé Daniel Jean les a pris sous son aile.

L’homme entretient des liens étroits avec la famille de réfugiés.

« La petite qui a cinq ans me disait tout à l’heure : "Nous, on a quitté la Syrie parce que ma mère avait peur des bombes. " Elle a cinq ans », raconte l’abbé Daniel Jean.

Le soulagement de la famille syrienne ne sera jamais complet tant que la guerre se poursuivra dans le pays qu’elle a fui.

« On pense à nos familles qui sont là-bas et à leur sécurité », laisse tomber Ibrahim.

La famille qui ne veut pas faire de politique demande aux gens de prier pour la Syrie.

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