Retour

Une Irano-Canadienne de l'Université de Regina décide de ne pas aller aux États-Unis

Une chargée de cours irano-canadienne de l'Université de Regina ressent les conséquences du décret sur l'immigration de l'administration Trump. Zeinab Azadbakht ne se rendra pas aux États-Unis tant que ce règlement sera en vigueur.

Zeinab Azadbakht enseigne la géologie économique à l’Université de Regina. Elle explique que sa belle-sœur, qui vit aux États-Unis, ne peut retourner en Iran, de peur de ne plus pouvoir rentrer aux États-Unis. La demande de doctorat de sa belle-sœur a également été refusée depuis le décret américain, selon Mme Azadbakht.

La chargée de cours, qui vit à Regina, précise qu’elle possède un passeport canadien, contrairement à son mari. Ce dernier ne pourrait se rendre aux États-Unis à cause de ce décret.

Mme Azadbakht souligne qu’elle devait se rendre à une conférence universitaire à Seattle en octobre, mais qu’elle a décidé de ne pas y aller à cause des politiques américaines.

Un enjeu de préjugés

La rectrice et vice-chancelière de l’Université de Regina Vianne Timmons n’a pas mâché ses mots pour dénoncer la politique américaine. « Je suis fâchée, je ne peux pas croire qu’un pays occidental ait une politique comme ça. Je suis consternée. » Elle croit que cette décision est issue des préjugés.

Vianne Timmons indique que certains membres du corps professoral ont décidé de ne pas se rendre aux États-Unis à cause de ce décret. La rectrice va s’entretenir avec ses homologues d’autres universités canadiennes la semaine prochaine pour discuter des conséquences du décret.

À l’Université de Regina, 91 étudiants sont touchés par l’interdiction de voyager aux États-Unis pour sept pays à majorité musulmane.

Plus d'articles