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Une rencontre « productive » entre les syndicats de l'automobile et la ministre Chrystia Freeland à Toronto

La ministre des Affaires étrangères du Canada, Chrystia Freeland, a rencontré les acteurs clés de l'industrie automobile du Canada et des États-Unis alors que la première ronde de la renégociation capitale de l'ALÉNA se poursuit.

Chrystia Freeland s'est entretenue à Toronto avec le président du syndicat canadien Unifor, Jerry Dias, et son homologue américain le président du syndicat des Travailleurs unis de l'automobile, Dennis Williams.

Les syndicats canadien et américain de l'industrie automobile avaient un même message pour la ministre : le nouvel accord doit imposer des normes de travail équitables pour les trois pays membres.

Selon Jerry Dias, président du syndicat Unifor, les normes du travail au Mexique devraient être renforcées pour permettre aux travailleurs mexicains d'avoir de meilleures conditions de travail et salariales.

Or, ces nobles préoccupations en cachent d'autres, selon Walid Hejazi, professeur à l'École de gestion Rothman.

Dennis Williams, président du Syndicat des travailleurs unis, reconnaît qu'il est difficile pour l'industrie américaine de compétitionner avec un gouvernement et des compagnies mexicaines qui ne respectent pas les normes minimales de travail en place.

Selon les deux hommes, la rencontre a été « des plus productives » et la ministre a été à l'écoute de leurs demandes.

La prochaine ronde de négociations, qui se déroulera au Mexique, impliquera des rencontres avec les représentants du gouvernement et de l'industrie automobile mexicaine.

Ces discussions surviennent quelques jours seulement après que le président Donald Trump eut déclaré lors d'un rassemblement aux allures de campagne électorale en Arizona que les États-Unis allaient éventuellement se retirer de l'ALÉNA.

Le secteur automobile représente un enjeu majeur des renégociations de l'ALÉNA qui ont débuté la semaine dernière.

Le représentant américain du commerce, Robert Lighthizer, a amorcé le débat en ciblant le secteur manufacturier comme principale raison pour laquelle les Américains considèrent l'ALÉNA comme un échec.

Il a parlé jusque dans les plus petits détails du secteur de l'automobile, déclarant que des milliers de travailleurs américains avaient perdu leur emploi.

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