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Veille de caucus en Iowa : Hillary Clinton se démène face à Bernie Sanders

Hillary Clinton a commencé à canaliser l'énergie et l'indignation de son rival, le sénateur du Vermont Bernie Sanders, dont la campagne résolument progressiste a resserré la course démocrate à l'approche du premier caucus de lundi, en Iowa, et lui a donné l'avance dans les sondages aux primaires du New Hampshire qui suivront.

Dans un dernier discours en Iowa, dimanche, Mme Clinton a présenté en détail ses politiques. Les prix imposés par les sociétés pharmaceutiques la font bouillir. Les entreprises qui tirent profit des échappatoires fiscales aussi. Elle promet de s'attaquer à toute industrie qui défie la loi. Et elle précise que sa liste est plus longue que celle de ses adversaires.

Le ton de l'ancienne secrétaire d'État souligne la décision stratégique d'adopter une partie du style de son adversaire principal, qui a galvanisé les troupes démocrates et mis en jeu sa première place dans les sondages. Ce changement survient alors qu'un nouveau sondage, dévoilé samedi soir, montre que les deux candidats sont à égalité en Iowa.

Bien que sa victoire demeure très plausible, une défaite de Mme Clinton en Iowa compliquerait la suite des choses et confirmerait certaines inquiétudes des démocrates au sujet de sa campagne. Déjà, quelques personnalités ont exprimé des doutes sur son message et la gestion de sa campagne, inquiétudes qui ne feront que grandir si elle perd dans les deux premiers États à voter pour un candidat à la présidentielle de novembre 2016.

Ses stratèges font face à un autre défi de taille : tenter de trouver comment atteindre la fibre de frustration nationale qu'attise Donald Trump et qui l'a propulsé au sommet des sondages dans la course à l'investiture républicaine. Si Hillary Clinton l'emporte aux primaires, elle devra trouver le moyen de mobiliser les partisans de Bernie Sanders pour la mener à la Maison-Blanche.

Pour M. Sanders, la course entre Mme Clinton et lui est la rencontre entre l'élite politique et la promesse d'une révolution politique. Il a exhorté l'Iowa à envoyer un message au reste du pays. Il faudra cependant que les étudiants universitaires, les indépendants et les gens qui assistent pour la première fois à un caucus se déplacent en grand nombre pour qu'il l'emporte.

Si Hillary Clinton s'est présentée comme le digne successeur du président Barack Obama, M. Sanders incarne davantage la suite du mouvement politique de M. Obama, lancé il y a plus de huit ans en Iowa.

Faisant écho au président, Bernie Sanders déclare aux foules que les changements fondamentaux pour le pays ne viennent pas « d'en haut » mais des millions de personnes « qui se lèvent pour la justice ». L'Iowa, dit-il, est l'endroit où un électorat majoritairement blanc a élu un candidat noir qui mettait ses idées de l'avant, plutôt que la couleur de sa peau. Il réchauffe souvent les audiences en leur demandant de crier le taux d'intérêt de leur prêt étudiant et leur niveau d'endettement.

Mme Clinton a elle aussi adopté cette tactique dans ses événements.

« Vous ne paierez pas cela pour toujours si je deviens présidente », a-t-elle promis à une femme qui, à Newton, a affirmé que son mari devait une somme plus élevée que celle qu'il a empruntée.

Il semblerait que la nouvelle énergie de la candidate plaise aux partisans démocrates. Ses rassemblements dans les derniers jours ont été ponctués de cris de liesse et de « Je t'aime! », communs dans les événements de M. Sanders.

« Je vous aime aussi, a-t-elle dit devant plusieurs centaines de personnes à Dubuque vendredi. Tout ce dont je parle, j'y crois vraiment. »

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