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Venezuela : l'ONU veut une enquête sur de possibles crimes contre l'humanité

Le haut-commissaire de l'ONU aux droits de l'homme a demandé une enquête internationale sur l'usage excessif de la force par les autorités au Venezuela. Il pourrait même s'agir de « crimes contre l'humanité », selon lui.

Le premier responsable des droits de l’homme à l’ONU, le Jordanien Zeid Ra'ad Al Hussein, montre du doigt les autorités vénézuéliennes pour des procédures pénales contre des dirigeants de l'opposition, des détentions arbitraires et de mauvais traitement aux détenus.

M. Al Hussein a rappelé que le Venezuela est un État membre du Conseil des droits de l'homme et qu'il a, à ce titre, le devoir de défendre et de promouvoir les droits de l'homme.

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères a rejeté en bloc les accusations de Zeid Ra’ad Al Hussein. Pour Jorge Arreaza Montserrat, le haut-commissaire aux droits de l’homme présente des rapports « sans fondement », qui « visent à perturber la souveraineté, la paix et la stabilité de [son] peuple ».

Fin août, un rapport des Nations unies sur la situation des droits de l'homme soulignait que la démocratie était gravement menacée au Venezuela.

Le Venezuela a refusé l'accès aux enquêteurs de l'ONU, ce qui a amené le haut-commissaire onusien à charger une équipe de spécialistes de recueillir à distance les témoignages de quelque 135 victimes, leurs familles et des témoins.

Plainte contre des députés de l'opposition pour trahison

Des partisans du président vénézuélien, Nicolas Maduro, ont porté plainte lundi contre des députés de l'opposition, leur reprochant d’avoir usurpé des fonctions du gouvernement en matière de politique étrangère, pour promouvoir une « intervention étrangère et renverser » le président socialiste Maduro. L’accusation est sérieuse, elle peut leur valoir jusqu'à 30 ans de prison.

En proie à une grave crise économique marquée par des pénuries de produits de première nécessité, le Venezuela est le théâtre d’un vaste mouvement de mécontentement depuis avril. Des manifestations contre le gouvernement Maduro ont déjà fait près de 130 morts.

Un problème humanitaire, selon le pape

De retour de Colombie, où il a effectué une visite, le pape François a abordé la question vénézuélienne. « C'est un problème humanitaire auquel il faut répondre. Je crois que l'ONU doit se faire entendre pour aider », a-t-il déclaré.

En réponse à une question sur les obstacles aux efforts pour faciliter le dialogue entre le gouvernement du Venezuela et l'opposition, le pape a lancé : « Ce que Maduro pense, il doit le dire, lui. Je ne sais pas ce qu'il a en tête. »

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